Lettre ouverte de Lou Florian, artiste colliourenc

 

-” J’ai été reçu par le maire, il y a quelques mois, dans son bureau, sortant de cet entretien plutôt optimiste.

Sujets abordés : la perte de ma librairie bouquiniste du Faubourg, suite à mon passage à l’hôpital, puis en clinique. Et donc en conséquence, mes difficultés financières résultant de tout ça.

Lors de cette entrevue, le maire m’avait demandé de lui faire parvenir par mail un résumé de ma situation. Ma proposition étant qu’il m’appuie personnellement afin que mes romans soient référencés dans toutes les médiathèques départementales, et pourquoi pas régionales. Collioure étant au cœur des aventures de la fameuse Tata Bougnette.

J’ai envoyé quatre mails depuis. Demeurés sans réponse. J’ai donc été reçu par politesse, puis complètement ignoré ensuite.

Comme quoi, bien des élus qui font surtout carrière, s’intéressent bien peu au devenir de leurs électeurs. Moi qui avait voté pour lui ! A mon tour d’en faire les frais, comme tant d’autres.

Plusieurs amis de Collioure m’ont fait part de pareils désagréments.

Je n’ai pas voté durant ces dernières élections, tellement dégoûté de devoir donner ma voix à tous ces politiciens qui nous ignorent, et par là même nous censurent par leur indifférence notoire.

Tout citoyen raisonnable et un tant soit peu censé se doit d’ignorer qui nous ignore encore délibérément.

Il ne faut pas s’étonner ensuite des résultats désastreux dans les urnes. C’est valable pour toutes les élections, quelles qu’elles soient. Je ne fais pas d’amalgame.

Mais bon… Peut-être qu’avec ces derniers résultats, quelques personnalités politiques paniquées se réveilleront enfin de leur torpeur notoire et daigneront accorder à leurs électeurs une once d’attention.

En ce qui me concerne, ma proposition demeure et c’est celle-ci : en tant qu’écrivain et artiste de Collioure, j’attends que mes romans soient référencés dans toutes les médiathèques, tant départementales que régionales.

Voilà mon cri du cœur, à défaut de rancœur.

Bonne et belle journée, sous ce soleil revigorant scintillant dans nos quinquets.

Très cordialement,

Lou Florian”