(Communiqué)

 

Sandrine Dogor-Such “de l’ombre à la nuit” une députée en immersion. La journée aurait pu démarrer par une image, celle de corbeaux qui volent sur le dos !

 

 

-“Mais pas de surprise, on ne découvre pas le centre pénitentiaire de Perpignan avec un Oh! de stupeur, ou encore un regard étonné par cette vue imprenable sur l’enfermement…

Non, on sait ce qui nous attend. Depuis des années, les conditions de détention se sont dégradées. Avec elles, ce sont également les conditions de travail du personnel pénitentiaire qui ont pris du plomb dans l’aile.

Pourtant, au détour d’un corridor sombre, on y croise des professionnels engagés, fiers de leur métier parce qu’ils contribuent aussi à la sécurité publique…

Les gouvernements successifs ont mis au cimetière, sans vergogne, la filière de la fonction publique pénitentiaire. Un enterrement de première classe qui permet surtout de masquer le peu de valeur consentit à la condition humaine des deux côtés du miroir.

Et que dire, de l’inaction du Garde Sceaux, qui cautionne la transformation de ces établissements en véritable bassin d’incubation de la radicalisation.

Malgré ce contexte noir, quelques rayons de lumière transpercent les murs épais. Les médiateurs en milieu carcéral de la Ville de Perpignan, apportent régulièrement une écoute et un dialogue aux détenus. Je les ai vus à l’œuvre. Pour eux, issus de la communauté gitane, c’est plus qu’une mission, c’est un devoir…

C’est à l’extérieur des remparts de la faute, que se poursuit l’immersion.

Nous passons de l’ombre à la nuit. Il eut été plus facile pour moi de regarder BAC Nord, bien assise dans mon fauteuil.

Mais la brigade anti criminalité de la Ville de Perpignan, m’a pris dans son paquetage.
Gilet pare-balles sur le dos, comme un commando, j’ai accompagné ces policiers de la nuit.

A peine sortis du commissariat, intervention musclée ! Contrôle et garde à vue. “La soirée commence bien”, mais pour eux, c’est simplement leur quotidien. Entrainés et spécialisés dans les interventions en milieu sensible, ils vivent leur métier avec passion, rigueur et conviction : “Une force humaine au service du citoyen”.

Pourtant dans l’hémicycle, la NUPES clame haut et fort que “La police blesse, la police tue, il faut désarmer les policiers”. Ces mots choquent, comme un parfum tenace et malodorant. Ils traduisent une idéologie dangereusement soutenue par des députés hors sol qui prônent une autonomie individuelle contre toute autorité.

De notre côté, nous avons voté la loi Darmanin et nous ne nous opposerons jamais à l’octroi de moyens supplémentaires pour nos forces de l’ordre !

Ce soir au commissariat de police de Perpignan, les auditions s’enchaînent. “Les policiers font le boulot”. Mais qu’en est-il de la Justice ? Les délinquants seront vite dehors… Dormez bien braves gens de la NUPES, la BAC vit la nuit…”.

 

Sandrine Dogor-Such, députée (RN) de la 3e circonscription des P-O.

 

Gino Cargol, la députée Sandrine Dogor-Such et Jean-Baptiste Vila.