Heureusement qu’une copie, rendant compte de la conférence, ne sera pas demandée aux participants, pour la plupart néophytes dans le domaine de la peinture et sculpture. À la suite de pratiquement deux heures d’un cours, que nous pouvons qualifier de magistral, il serait bien difficile dans tirer ne serait-ce que la quintessence. Et pourtant, nous avons tous appris hier, dimanche 11 décembre 2022

Yolande Pla Lopez est originaire de Latour-de-France. D’où son plaisir non dissimulé, de se retrouver dans le village de son enfance, de sa jeunesse, de retrouver des connaissances. Enseignante à la retraite, elle est aujourd’hui historienne de l’art. Sa grande joie, faire partager son savoir. Et il est immense dans le domaine de l’art pictural.

La peinture, les peintres, liés à la vie, aux aspects sociétaux, à la politique

De Claudel, à Courbet, en passant par David, Delacroix et encore Rude, Manet, Renoir, Ingres, la conférencière nous a entraînés avec les artistes de la fin du XVIIIe et début du XIXe siècle, sur les traces de ces maîtres qui ont contribué à faire le renom de la France à travers le monde.
Si tous, sont emplis de contradictions, comme le sont les hommes pensons-nous, il n’en reste pas moins qu’ils se sont caractérisés par leur volonté de changer le monde. Ils ont appréhendé les idées neuves en étant favorables et quelquefois directement impliqués, dans les perturbations politiques de ce moment de notre histoire, en particulier celle de la Commune de Paris.
D’origines plus ou moins fortunées, souvent, les plus aisés aident leur ami moins chanceux financièrement. C’est tout un esprit, une philosophie. Cette dernière en a fait dirons-nous, les créateurs les plus appréciés.

Le classicisme rejeté par les peintres du XIXe siècle

En effet, les œuvres et les études qui prennent pour référence l’art antique, sont vite apparues pour la nouvelle génération, comme des freins à la création. Le combat a été rude. Les controverses aussi. Mais le goût pour les artistes de décrire leur environnement, et aidés en cela par l’apparition des tubes de peinture, de décrire les moments forts de la vie a été le plus fort. Ceci, face à un monde, en train de s’évaporer, ou une peinture se devait de rendre hommage à un tel ou encore à un système de pensée. Il en a été de même pour la littérature ou encore la sculpture.
Nous apprenons aussi que ces grands, aimaient vraisemblablement la plaisanterie. Ainsi, Ingres (1780-1867), était un faiseur d’anomalies dans ces peintures. Par exemple, un bras, pas relié à l’épaule, etc.
Si nous pensons que cette conférence mériterait d’avoir un prolongement, nous regrettons que les artistes de notre coin, n’aient pas eu vraisemblablement l’information leur permettant de participer.
Une autre fois peut-être ?

Pour en terminer, le mot de la fin à la conférencière

« Tous ces artistes nous donnent un reflet de la société du 19e siècle ; Ils nous rappellent des évènements historiques souvent douloureux pour un peuple. Tous ces hommes et ces femmes, artistes et modèles, qui ont refusé de se plier aux exigences d’une École officielle, sont aujourd’hui reconnus comme des créateurs de génie ; ils sont aujourd’hui les plus aimés. Les historiens se servent de leur témoignage, le public prend le meilleur plaisir à observer leur œuvre. »

Joseph Jourda