Ancien étudiant à la faculté de Droit de Perpignan “converti radicalisé”, suivi par les renseignements territoriaux, un fiché “S” diffuse sur ces réseaux sociaux, une vidéo au contenu pour le moins hallucinant avec, en ligne de mire, pour cible, Bruno Nougayrède, candidat aux élections municipales des 15 & 22 mars sur Perpignan
Si le fiel déversé par ce “converti radicalisé” à l’encontre de Bruno Nougayrède ne semble pas pour autant déstabiliser sa campagne, ni le candidat ni son équipe qui continuent d’arpenter les quartiers populaires de la ville, avec sérénité, détermination et conviction, il n’en demeure pas moins que les propos tenus sur la toile par ce “converti radicalisé” interpellent et, surtout, donne le La, le ton, d’une Municipale sauce catalane qui s’annonce turbulente.
-Morceau choisi, dans un verbe étrangement impeccable, lissé : “Le Maître et le Disciple. Regardez bien l’affiche. Derrière le sourire de circonstance de Bruno Nougayrède, se projette l’ombre monumentale de son parrain : Bruno Retailleau. Quand le maître des ombres, le hérault de la droite extrême, adouble un disciple, celui-ci porte déjà, gravés dans sa chair politique, les stigmates de la nuit. Retailleau n’est pas un allié, c’est un sceau. C’est le visage de l’algérophobie, de l’islamophobie systémique, de la traque obsessionnelle contre le voile de nos mères (…). On vient vous vendre, dans le secret de nos cages d’escaliers, la fable du “candidat cool”, du type abordable qui ferait des miracles pour nos associations. C’est une mascarade. C’est le maquillage grossier d’une idéologie qui nous méprise. Ils viennent vers vous avec des promesses de miel, mais le venin est déjà dans la coupe (…)”.
Cuestion, électoralement parlant, à qui profite le “crime” (lire ici le sens de ce propos) ? Quelle formation politique pourrait éventuellement se cacher derrière ce déversement de haine et d’agressivité… sur un candidat gênant par sa présence dans les cités ? A trop vouloir…, on finit par…
Si Bruno Nougayrède n’a pas souhaité intervenir et répondre à nos sollicitations, “pour ne pas jeter de l’huile sur le feu, pour ne pas lui donner de l’importance”, parmi ses partisans, sur le terrain, l’un d’entre eux nous a confié : “Il faut le voir comme un bon signe ; notre présence dans certains quartiers depuis des années dérange, leur fait peur. Ils essaient de défendre leur communautarisme. Ils ne s’en cachent pas, utilisant une prose morale, victimisante et religieuse pour disqualifier politiquement un adversaire. Air connu : imposer une lecture communautaire de la politique locale, avec une vision complotiste – “mascarade”, “traîtres”, “agents” -, une désignation des “vendus”, des “collabos”, une logique binaire (bien/mal, purs/impurs)”.
A suivre, ou plutôt à surveiller (de très près).
L.M.

