*ASPAHR = Association pour la sauvegarde du patrimoine artistique et historique roussillonnais : 21, rue Jean-Baptiste Lully, 66000 Perpignan. aspahr2017@gmail.com www.patrimoine-catalan.fr

 

(Communiqué)

 

-“L’ASPAHR a découvert la palissade érigée devant le porche de l’église Saint-Jacques à Perpignan. Le dommage est multiple : esthétiquement et architecturalement, cette clôture empêche la vue vers le portique extérieur de l’église, construction légère et aérienne du XIVe siècle. L’aspect de l’un des monuments emblématiques de Perpignan, ville historique médiévale est ainsi altéré, voire détruit

 

Cette clôture, outre empêcher la vue, est contradictoire avec le sens et l’usage même de cette construction : le porche est un espace d’accueil, destiné à prolonger à l’extérieur les qualités de l’édifice, à manifester son rôle urbain, sa capacité à accueillir et à interagir avec les habitants de la ville, qu’ils fréquentent ou non l’église pour des raisons religieuses. Cette barrière est non seulement un contre-sens architectural et spatial, mais un non-sens urbain et historique.

Enfin, comment ne pas voir que cette clôture est une marque de rejet, un appel à la fermeture, alors que les porches d’églises, les parvis des cathédrales, les enceintes des monastères ont été de tout temps un espace d’accueil, de franchise, de sauvegarde ? Au moment où le Roussillon entre dans l’année du millénaire de la proclamation de la Trêve de Dieu à l’assemblée de Toluges (Toulouges, 1027), première prohibition publique de la violence, l’ASPAHR dénonce avec force cette image d’exclusion”.

Le bureau de l’ASPAHR