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(Communiqué)

 

 

-« Depuis dix ans, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, et Hermeline Malherbe, présidente du Département des Pyrénées-Orientales, affichent leur volonté de soutenir la langue catalane. Pourtant, lorsque l’on examine les moyens réellement consacrés à cette action, le constat est tout autre : l’écart entre les discours et les actes est considérable

 

L’Office Public de la Langue Catalane (OPLC), présenté comme l’outil central de promotion du catalan, dispose d’un budget annuel de seulement 367 000 euros. Une part importante de ces moyens est absorbée par le fonctionnement même de la structure, notamment les dépenses liées au personnel et à son organisation, limitant fortement les capacités d’action de l’OPLC pour mener des projets d’envergure et renforcer durablement la présence de la langue catalane.

La comparaison avec le Pays Basque est particulièrement révélatrice.

L’Office Public de la Langue Basque (OPLB) bénéficie d’un budget annuel de 4,7 millions d’euros, dont 1,2 million financé par l’État, soit environ treize fois le budget annuel de l’OPLC. À l’inverse, l’OPLC ne bénéficie quasiment pas de financement direct de l’État. Pourtant, le Pays Basque nord compte environ 320 000 habitants, contre près de 500 000 en Pays Catalan.

Rapporté à la population, l’écart est encore plus important : les moyens consacrés à la langue basque représentent environ 14 euros par habitant et par an, contre moins d’un euro par habitant pour la langue catalane.

Cette différence de moyens se traduit par une différence de capacité d’action. L’Office Public de la Langue Basque est un véritable opérateur de politique linguistique : il accompagne les collectivités, soutient l’enseignement bilingue et immersif, favorise la présence de l’euskara dans les médias, les administrations et les services publics, aide les associations et développe des outils pour renforcer l’usage quotidien de la langue.

Une langue ne se protège pas avec des discours, mais avec des actes, des compétences et des financements. Faute de moyens à la hauteur des enjeux, l’OPLC risque davantage d’accompagner le déclin du catalan que de contribuer à sa transmission et à son développement ».

 

Jordi Vera, Oui Au Pays Catalan