Avec une participation à hauteur de 10,41% des citoyens inscrits sur les listes électorales, le nom des Pyrénées-Orientales continuera donc d’être l’appellation et la célébration du département « 66 », devant Pyrénées-Catalanes et Pyrénées-Méditerranée, les électrices et les électeurs des P-O ayant ainsi tranché. Et c’est tant mieux ainsi !
Le vote s’est déroulé du 15 juin au 15 août derniers, entre la Sainte-Germaine et l’Assomption…
Chacun(e) pouvait voter par internet ou par bulletin papier. Hermeline Malherbe (PS), présidente du Département66 et son 1er vice-président, l’ex-maire communiste d’Elne, Nicolas Garcia, ont fini d’amuser la galerie estivale, à leur façon. Le tour de manège, aux frais des contribuables des P-O cela va de soi, est plié. En quatre mots : Le spectacle est terminé.
Tout le monde (re)descend au stand de la réalité, du quotidien qui impacte tous les habitants du département, surtout en cette période de pré-rentrée scolaire (et sociale) minée par de vrais et graves problèmes autour du Pouvoir d’Achat. Toutefois, on espère bien que les oppositions politiques locales vont demander des comptes à nos chers Shirley & Dino version Pyrénées-Orienta(b)les…
Car, côté grand public en tout cas, on ne comprendra jamais les raisons qui ont poussé ce duo aux manettes de la gouvernance du Département à se lancer, à se balader – et surtout à nous y coller -, dans une telle attraction au résultat couru d’avance (côté impopularité).
A n’en pas douter, les habitants « de aqui » préfèreraient tellement, adoreraient, aimeraient, voir nos décideurs et autres décisionnaires « en rouge et rose » (et vice-versa) s’investir avec autant de conviction, d’acharnement et, surtout, avec une réelle efficacité dans des secteurs essentiels et déterminants comme l’Eau, le Logement, les Transports, l’Environnement, la Voirie, l’Economie touristique… dans tous ces domaines, il y a(urait) tant et tant de choses à (re)faire, à engager, à réaliser, pour sauver les P-O, qu’on ne comprend pas ce que Madame Malherbe et Monsieur Garcia sont allés faire sur ce terrain aventureux et glissant de… l’humour ? Ils se sont voulus, peut-être, porteurs d’un message « pour sauver le pays catalan », à l’arrivée le ressort populaire n’a pas suivi, n’a pas imprégné en tout cas sur les bulletins de vote. N’est pas saltimbanque qui veut…
–« Quand un monde de déceptions et d’ennuis s’abat sur vous, si l’on ne s’abandonne pas au désespoir, on se tourne soit vers la philosophie soit vers l’humour », disait Charlie Chaplin.
Visiblement, notre sympathique tandem à l’affiche de l’été 2026 n’a pas emprunté la bonne voix. Ni la bonne voie, d’ailleurs.
L.M.
