Les débats municipaux récents ont mis en lumière une polarisation forte autour de l’urbanisation à Argelès, et plus particulièrement du rôle du Plan Local d’Urbanisme (PLU)

 

Cette polarisation reflète une inquiétude réelle des habitants face à la multiplication des constructions, parfois au cœur même de zones pavillonnaires, et à la transformation progressive du cadre de vie.

Deux lectures s’opposent aujourd’hui.

La première soutenue par le maire sortant prétend que celui-ci serait contraint par le PLU et par des normes nationales imposées par l’État, ne lui laissant que peu de marges face au bétonnage.

La seconde, portée notamment par la liste Argeles Ambition Nouvelle que j’ai l’honneur de conduire, repose sur un constat simple : l’urbanisme est une compétence majeure de la commune, et le PLU est avant tout un outil de choix politiques locaux.

Rappelons quelques faits. Le PLU est élaboré, débattu et voté par le conseil municipal. Il fixe les règles de constructibilité, protège – ou non – les zones pavillonnaires, encadre la densité et les hauteurs. Les normes nationales garantissent la légalité et la protection de l’environnement ; elles n’imposent ni la densification systématique, ni la construction d’immeubles collectifs dans des quartiers résidentiels.

Lorsque le PLU ne répond plus aux attentes des habitants ou aux équilibres du territoire, la loi prévoit des procédures claires de modification ou de révision. Ces démarches sont publiques, démocratiques et relèvent d’une volonté politique locale, non d’une fatalité administrative.

C’est dans cet esprit que le programme que je porte propose des orientations concrètes : arrêt des constructions collectives en zone pavillonnaire, priorité à la réhabilitation de l’habitat ancien, usage maîtrisé du droit de préemption pour revitaliser le centre, développement d’éco-quartiers à taille humaine. Une approche visant le rééquilibrage, dans une commune soumise à une forte pression foncière et touristique.

Un autre élément mérite enfin d’être souligné. De nombreux permis de construire font désormais l’objet de recours systématiques. Ces recours traduisent un malaise profond et ont deux conséquences majeures : une dégradation du climat du vivre ensemble et des coûts
élevés de procédures judiciaires supportés par la collectivité.

Ces conflits répétés ne sont pas une fatalité. Ils sont souvent le symptôme d’une politique d’urbanisme insuffisamment lisible et partagée. Une approche plus claire, plus protectrice et réellement débattue permettrait de réduire les recours, d’apaiser les relations et de sécuriser
juridiquement la commune.

À Argelès, l’enjeu n’est pas d’opposer développement et protection, mais de décider collectivement quelle commune nous voulons demain, avec responsabilité, clarté et respect du cadre de vie.

 

Hélène Broc, liste Argeles Ambition Nouvelle