(Vu sur la Toile)
Montpellier : la justice rejette la demande de suspension contre la fermeture nocturne des épiceries
Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté ce mercredi 25 février 2026 la requête en suspension déposée par trois épiceries de nuit contre un arrêté municipal imposant leur fermeture à 22H les week-ends dans neuf secteurs de la ville (par par Hérault Tribune avec AFP)
Hérault Tribune avec AFP.- Mardi 24 février, trois commerçants du centre-ville avaient saisi en référé le tribunal administratif afin d’obtenir la suspension immédiate de l’arrêté pris par le maire de Montpellier. Ils contestaient la mesure qui impose la fermeture de ces commerces de 22H à 6H du jeudi soir au lundi matin inclus.
Le tribunal a fait connaître sa décision ce mercredi 25 février. Dans leur jugement, consulté par l’AFP, les trois juges des référés estiment qu’aucun des arguments avancés lors de l’audience “n’est manifestement propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté du maire”.
Les magistrats ajoutent qu’il y a dès lors “lieu de rejeter les conclusions aux fins de suspension présentées par les (sociétés) requérantes, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence d’une situation d’urgence justifiant que soit suspendue l’exécution de cette décision“.
Un arrêté pour limiter les nuisances
Le 9 janvier, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, avait pris cet arrêté “face à la multiplication des nuisances nocturnes liées aux épiceries de nuit”. La mesure concerne neuf secteurs de la ville, soit environ la moitié des 150 épiceries recensées dans l’agglomération.
Les commerçants requérants avaient fait valoir que cette décision mettait en péril la continuité de l’exploitation de leurs établissements et portait atteinte à leur “liberté d’entreprendre”.
“Un arrêté comme celui-là, c’est la fin de notre activité. Notre chiffre d’affaires se fait sur la période de la nuit. On est là pour dépanner les gens”, avait plaidé l’un d’eux à l’audience.
Conséquences pour les salariés
À l’issue de la décision, leur avocate, Sophie Mazas, a indiqué que ses clients allaient “entamer les procédures de licenciements et de réduction des contrats pour les salariés non licenciés”. “Leurs neuf salariés n’ont pas pesé très lourd dans la balance”, a-t-elle déploré.
Présent à l’audience, l’adjoint au maire chargé de la sécurité, Sébastien Cote, a pour sa part estimé qu’ “il est incontestable que les épiceries sont génératrices de troubles et qu’elles doivent être régulées”.
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