(Communiqué)
Le groupe d’opposition « Vivons Canohès » tire la sonnette d’alarme et dénonce un coût financier élevé, le non-respect d’engagement auprès de l’Etat et le coup d’arrêt porté à la revitalisation du cœur de village

Gilles Trilles, Florence Escuder-Sanchez, Vincent Copin et Silvy Castel
-« Par les décisions actées lors du Conseil municipal du 6 octobre 2026, la majorité municipale provoque l’abandon définitif du projet d’aménagement « La Teuleria », entraînant des conséquences financières, sociales et urbaines désastreuses pour la commune et ses administrés.
Un coût financier exorbitant pour la collectivité
L’abandon de ce projet, qui devait voir le jour sur l’ancienne friche de la briqueterie, plonge la commune dans une situation financière lourde. Le retrait de la promesse de vente et la rupture du contrat avec la SCCV « La Briqueterie » se soldent par un véritable gaspillage de deniers publics :
• Une indemnité transactionnelle de 159 740,01 € à verser à la SCCV Teuleria pour indemniser les frais et études engagés, actée par délibération (source conseil municipal du 6 octobre 2026) ;
• Un coût total de dépenses certifié à 1 039 409,18 € (source : Compte Financier Unique 2025) ;
• Un manque à gagner de 394 000 € sur la vente d’une partie du terrain communal de 3 450 m² (source délibération du 21 janvier 2025) .
Ce gâchis financier est d’autant plus incompréhensible que la commune de Canohès porte déjà une dette de 11,6 millions d’euros. Par ailleurs, l’abandon du projet compromet définitivement le bénéfice de la subvention « Fonds friches » de 430 293 € obtenue de l’État, dont la SCCV Teuleria devra désormais rembourser les sommes perçues.
Un échec cuisant pour le projet logement et la mixité sociale
Au-delà de l’impact budgétaire, cette décision bloque brutalement la production de logements. Le projet « La Teuleria » prévoyait la construction d’un ensemble de 53 logements, dont 16 logements locatifs sociaux (LLS).
Alors que la crise du logement frappe de nombreux ménages, notre commune fait déjà l’objet d’un arrêté de carence au titre de l’article 55 de la loi SRU. Cet abandon éloigne Canohès de ses obligations triennales, avec la crainte de pénalités financières accrues imposées par le Préfet des Pyrénées-Orientales dans les années à venir.
La vitalité du cœur de village en péril
Ce projet représentait un véritable enjeu de renouvellement urbain et de redynamisation pour Canohès. L’abandon de la requalification de cette friche de plus de 10 000 m², située à proximité immédiate du centre ancien, valide le déclin d’un cœur de village déjà lourdement fragilisé.
Un constat qui va s’aggraver par les départs annoncés d’ici la fin de l’année de services de proximité majeurs, comme La Poste et le Crédit Agricole…
Allons nous devenir une sous-commune de 7 000 habitants où l’accès aux services nécessitera systématiquement de se déplacer à Toulouges ?
Saisine du Préfet des Pyrénées-Orientales
Face à ce constat, notre le groupe « Vivons Canohès » appelle les nouveaux élus locaux à plus de volonté et d’ambition pour redonner de l’attractivité et de la vie dans notre commune.
Nous saisissons ce jour Monsieur le Préfet des Pyrénées-Orientales afin de l’informer officiellement de cette situation lourde de conséquences, qui rompt les engagements validés avec l’État (portage foncier de l’EPF Occitanie pendant huit ans, subvention Fonds friches et objectifs de mixité sociale) ».
Groupe d’opposition « Vivons Canohès » (Gilles Trilles, Florence Escuder-Sanchez, Vincent Copin et Silvy Castel)
Mail de contact : vivonscanohes@gmail.com
