Ici, le stationnement devient gratuit ! La décision prise par le nouveau maire de Carnon, commune de Mauguio (département de l’Hérault), Pierre-Martin Chazot, a fait le bonheur de beaucoup : “Le stationnement sur le parking situé au cÅ“ur de cette ville balnéaire sera désormais gratuit pour un maximum de 48 heures”, a annoncé la rédaction du 13H de TF1, ce jeudi 16 avril 2026. “Habitants, touristes et commerçants s’en réjouissent. Mais cette initiative n’est pas sans conséquences pour les finances de la commune. Chaque année, les recettes liées à ce stationnement s’élevaient à 2,3 millions d’€uros”
A la rédaction de Ouillade.eu, nous avons immédiatement flashé sur le sujet. On sait que l’ancienne Municipalité d’Argelès-sur-Mer, alors présidée par Antoine Parra, a pendant son mandat instauré le stationnement payant sur pratiquement tous les parkings vitaux de la station balnéaire plus ou moins situés en front-de-mer ou qui irriguent le centre-plage : depuis la plage mythique et familiale du Racou jusqu’au Grand-Hôtel Plage des pins (JOA Casino), via Port-Argelès, l’avenue du Grau et les Platanes. Un désastre pour l’attractivité de la ville, car Argelès-sur-Mer n’est pas Collioure.
Pour se justifier, l’ex Municipalité n’a cessé de répéter et cumuler des mensonges, des erreurs de langage dirons-nous plutôt, tels que : “Partout, sur le littoral, le stationnement est payant !”. C’est faux. Et archi faux ! Au Barcarès, par exemple, qui n’est pourtant pas une station balnéaire de seconde zone sur la côte nord-catalane, les parkings sont tous gratuits… Même en front-de-mer. Merci M. Ferrand. Eh oui ! Dans d’autres communes littorales la gratuité du stationnement dans l’espace public reste aussi de mise.
Pire, s’agissant d’Argelès-sur-Mer : les parkings payants ici concernés le sont de 9H à minuit (!), du 1er juin jusqu’au 30 septembre ! Sans interruption. Obligeant autochtones et touristes, au coeur de la haute saison estivale, à s’acquitter d’une dime pour aller se mettre à table dans un restaurant ou aller s’allonger sur le sable.
Plus grave encore : Antoine Parra et les siens ont, à l’époque, décidé d’agir de la sorte sans consulter les riverains, en dehors de toute réunion publique, snobant toute médiation. Résultat, conséquences directes de cette politique de matraquage fiscal aveugle insupportable : les baigneurs se rendant sur les plages d’Argelès ont envahi les quartiers périphériques des parkings payants pour justement éviter d’avoir à payer pendant la bronzette ou le plouff. Des quartiers où l’ancien maire n’a d’ailleurs (presque) jamais mis les pieds en dix ans.
C’est ainsi que dans les allées du Racou, des Lauriers-Roses, situées au centre-plage, ainsi que avenues des Mimosas, du Vallespir, des Corbières, boulevards de la Mer, des Albères, dans le secteur Plage-Nord, les habitants sont obligés d’obstruer la voix publique en disposant chaînes, cordes, jardinières, blocs de pierres, poubelles et autres conteneurs pour se réserver un droit de passage afin d’accéder à leur domicile ou leur garage, ce au mépris des règles élémentaires de la sécurité routière.
Pendant des années, de 2020 à 2026 rappelons-le, les élus argelésiens aux responsabilités ont fermé les yeux sur un stationnement absolument anarchique qui a empoisonné le quotidien de centaines de résidents permanents, car la saison estivale passée tous ces obstacles matériels sont demeurés sur la voie publique.
Julie Sanz, nouvelle maire d’Argelès-sur-Mer, élue le 22 mars dernier, a désormais toutes les cartes en mains pour s’inspirer de ce que fait son collègue le maire du Barcarès, s’agissant de la gratuité des parkings, pour mettre un terme à cette folie locale du tout-payant dans le stationnement public. Elle a une chance inouïe puisque, en partant, son prédécesseur a annoncé qu’il laissait “derrière lui une cagnote de 12 millions d’€uros”… Voyons si “In vino veritas”.
L.M.

