Estagel/ Municipales 15 & 22 mars : appréciations diverses !
par adminLuc le Mar 12, 2026 • 10 h 05 min Aucun commentaireNous ne sommes plus qu’à uniquement quelques heures du premier tour des élections municipales. Ces dernières, vont décider pour la prochaine période de six ans, qui va diriger la commune et avec quelles orientations
Dans cette campagne, il n’y aura pas eu de claquements de dents, ni de vitres brisées à cause des éclats de voix. Aucun verre renversé au comptoir du bar, par des gestes impromptus, mais non appropriés, dont le patron se serait fait un plaisir de remplacer. Tout cela pour dire, une campagne bien propre, sans un mot plus haut l’un que l’autre. Finalement, comme si une entente tacite avait été passée. Pour que ça se passe bien !
Cependant, en dernière minute, quelques escarmouches sur la composition des listes. En vérité, des arguments qui auraient pu compter il y 60 ans en arrière. Celui qui les a employés devrait se recycler en arrière-grand-père de la politique et mettre à jour son discours pour le moins d’un temps révolu et qui, souhaitons-le, ne reviendra pas.
Mais que pensent les citoyens ?
Nous dirons que les avis sont partagés. Quelques-uns, cependant, reviennent en boucle chez une majorité d’électeurs et un, fait l’unanimité. Les citoyens ont en horreur, plus que jamais, de voir les prétendants arriver sur le terrain, peu de temps avant les élections. Les citoyens en ont assez de ces pratiques électoralistes qui tendent à laisser penser que les problèmes de tous les jours, mais qui monopolisent les pensées, sont sans importance le reste du temps : l’emploi, l’économie et donc la viticulture, la vie des viticulteurs et de leur famille. L’avenir de la jeunesse, sous toutes ses formes possibles et imaginables. Les citoyens en ont assez du laxisme et des questions qui ne trouvent jamais de réponses.
Une autre forme de lassitude est aussi exprimée face aux donneurs de leçons de la dernière heure. Ces derniers, qui trop souvent, n’ont rien dit, et ceci pendant des années, alors qu’ils auraient pu exprimer des idées, des désaccords, des propositions pour faire autrement. Pour certains même de ces électeurs, ces manières sont blessantes, pour ne pas dire outrancières.
L’absence de partis politiques organisés sur le terrain
À leur décharge, nous pouvons légitimement penser que ces situations sont imputables à la non-organisation des partis politiques sur le terrain. Ils sont en effet les garants de la démocratie, de l’expression publique. Les garants des dialogues qui doivent s’instaurer pour avancer. Les garants d’apporter aux citoyens les outils pour réfléchir aux diverses situations imposées par l’actualité. De là , à dire que certains, ceux qui détiennent le « pouvoir », ont intérêt à ce que les partis politiques ne soient pas présents, il n’y a qu’un pas facile à franchir. Il suffit de réfléchir un peu, sur notre vie commune dans le village, pour s’en rendre compte.
Le social
Un des sujets importants, prégnant, est bien celui du social. Les trois listes en ont parlé avec plus ou moins de bonheur. Mais ont-elle fait le tour de toutes les situations ? Connaissent-elles vraiment toutes les turpitudes de la misère dans notre village ? La misère, il y a celle qui se voit, mais il existe celle qui ne se voit pas. C’est la plus pernicieuse, la plus douloureuse, la plus dure. Celle qui nous fait penser que notre XXIe siècle est encore porteur d’ignominies insoupçonnées. Et cela nous ramène à une pensée de Victor Hugo : « Vous voulez les misérables secourus, moi, je veux la misère supprimée”.
À quelques heures du premier tour donc, que la liste qui aura su le mieux convaincre, soit par ses arguments, soit par son humilité et ses rapports avec les gens gagne. Que la liste qui aura fait la démonstration du meilleur travail accompli pour l’élaboration du programme en concertation avec les citoyens et en toute réflexion poussée au maximum l’emporte. Que la liste qui aura le mieux prouvé qu’elle aime Estagel, arrive en tête. De n’importe quelle manière, ce qu’attendent les citoyens pour demain, c’est : de l’humilité, des rapports humains créant des liens, et aussi du courage. Beaucoup de courage et surtout, que les élus aillent vers les gens en lieu et place d’attendre le contraire.
Joseph Jourda

