C’est avant-hier, samedi 24 septembre 2022, que Marc Carles, maire de Latour-de-France, avait convié les internes en médecine dans le cadre de leur week-end découverte dans le département des Pyrénées-Orientales. De nombreux élus, dont le sénateur Jean Sol (LR/ Les Républicains), sa suppléante, Carole Del Poso, Charles Chivilo (PS), maire de Maury, conseiller départemental, président de la Communauté de commune Agly-Fenouillèdes, Lola Beuze (PCF), conseillère départementale, étaient également de la partie. Les élus qui pensent pouvoir éviter ce déclin sanitaire, parce que pour le moment à l’abri des turpitudes, se trompent. Ils porteront une lourde responsabilité devant leurs administrés, pour ne pas s’être levés de leur fauteuil, de ne pas avoir été solidaires des autres élus.
Monsieur Didier Carponcin, sous-préfet de l’arrondissement de Prades était également présent à cette rencontre combien intéressante.

Si Jean Sol a tout mis en œuvre pour préparer cette initiative, Marc Carles a tout fait pour qu’elle soit un succès, apportant une note d’espoir pour une meilleure prise en compte de la santé dans notre milieu rural. Les internes en médecine présents, ont pu ainsi apprécier l’accueil réservé et avoir un aperçu du bien vivre, en Fenouillèdes.

Les souhaits de bienvenue du maire Latour-de-France

Marc Carles, retraçant en quelques mots l’historique du village, devait rappeler qu’au 14e siècle, un hôpital, certes modeste, existait dans le village. Comme il devait le préciser, à ce moment-là, les notions de rentabilité n’existaient pas, ou en tout cas, n’étaient pas posés de la même manière.
Se disant en colère, que nous comprenons, il devait décrire le mal vivre des citoyens devant une maison de santé pluridisciplinaire, toute neuve, payés par nos impôts, mais vide de tout praticien. Il devait une nouvelle fois exprimer un sentiment d’abandon face au désert médical urbain mais aussi périurbain qui s’installe dans notre pays. Il pouvait constater que les mesures prises pour arrêter cette hémorragie étaient sans effet. C’est ainsi, bien que les problèmes de santé soient de la responsabilité de l’Etat, les élus locaux multiplient les efforts pour pallier les carences.
La démonstration devait être faite, que les élus du territoire sont au premier rang du questionnement des habitants de nos communes privés de médecins. Il devait le faire en ces termes : « Les élus sont à portée de gifle ». Un expression exprimant bien la situation.

De nombreux intervenants

Des internes en médecine, posant avec force la réalité concrète vécue par nos concitoyens sur le terrain, devaient apporter un éclairage essentiel pour espérer marcher ensemble dans la même direction, avec les élus, grâce à une politique de coopération.
La prévention passe par le personnel de santé devait-il être déclaré, alors que nous assistons à une pénurie globale de ce même personnel. De ce fait, de graves problèmes sont également posés à l’hôpital.
C’est une organisation de la santé qui est à redéfinir, comme il devait être précisé dans les propos des internes.
Dans son intervention, Charles Chivillo, ne devait pas dire autre chose.

Les propos de Jean Sol

Monsieur le sénateur quant à lui, devait se montrer très heureux de l’initiative.
« Ce stage sur le terrain, comme il devait le préciser, est animé par un but essentiel : faire connaître le département, pour créer des liens humains ».
Dans le même temps, il devait s’offusquer face à une maison de santé vide de médecins. « C’est intolérable. Nous ne pouvons pas l’accepter », devait-il déclarer en substance.

 

Didier Carponcin, sous-préfet de Prades

Il devait apporter toutes ses félicitations aux initiateurs de ces rencontres tout en précisant que les problèmes de santé sont rencontrés sur tous les territoires. Ainsi, ces derniers deviennent-ils une problématique nationale. D’où la justesse des propos tendant à dire qu’une organisation de la santé est à redéfinir,
Quelque peu contrariée par la météo, la soirée devait se poursuivre par une initiation à la Sardane ou la dégustation de nos meilleurs crus n’était pas oubliée. Par la suite, un apéritif suivi du repas amical ou les discussions pouvaient se poursuivre, devait être accompagné d’un bal.
Ainsi, la convivialité dont Marc Carles et son Conseil municipal sont coutumiers, devait laisser espérer que la lutte pour un avenir de la santé dans nos milieux ruraux, ne soit pas qu’une chimère.

 

Joseph Jourda