Lors de l’audience du 17 septembre dernier, la présidente du Tribunal administratif (TA) de Montpellier avait annoncé un délibéré pouvant aller jusqu’à trois semaines. Finalement, moins de deux auront suffi à la juridiction héraultaise, pour rejeter l’ensemble des contestations formulées par les deux listes de gauche présentées lors du scrutin municipal remporté dès le premier tour par Louis Aliot, maire RN de Perpignan, réélu comme aucun de ses prédécesseurs dès le 15 mars 2026
Les deux recours qui viennent d’être rejetés par le TA de Montpelier portaient autant la marque des rancœurs des candidats battus, que la trace des divisions d’une gauche perpignanaise qui n’en finit plus de s’écharper.
Du côté de Mickaël Idrac (La France Insoumise), c’était le signalement effectué par les équipes d’Agnès Langevine-Codognès (PS) et visant la mauvaise disposition des bulletins LFI sur les tables de vote, qui était présenté comme une irrégularité.
Pour les partisans de Madame Langevine-Codognès, on a fait flèche de tout bois, pour tenter de faire croire que des centaines d’électeurs aurait été bernés par des manœuvres électorales attribuées aux partisans de Mathias Blanc (candidat DvG/Divers Gauche).
Lors de l’audience, les auditeurs ont d’ailleurs pu assister, non sans être médusés, à une « guerre des roses » livrée sans aucune pudeur à la barre du tribunal administratif. « Nous sommes les seuls socialistes », « C’est notre logo », « Madame Langevine demande au Tribunal de la consoler de sa défaite cuisante », et autres multiples accusations de fraudes en tous genres ont fusé à la barre, lors des échanges tendus entre Annabelle Brunet (Centre, PS, DvG)) et Mathias Blanc.
Dès la connaissance du verdict final, un proche du maire de Perpignan a ainsi réagi : « Le TA ne s’est pas laissé prendre dans ce mauvais jeu de règlement de compte, alimenté par tous ces candidats sèchement battus et qui espéraient voir la justice leur offrir ce que le suffrage leur a refusé ».
Louis Aliot restera bien maire de Perpignan et, tout autant, président de la communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (PMM). Plus encore : il est conforté dans sa position d’homme fort de la politique départementale et de leader d’une union des droites qui serait fatale à une gauche départementale autant usée que divisée.
Et ce même proche du maire de Perpignan de conclure : « Au-delà du rejet des recours, cette séquence judiciaire vient témoigner de la profondeur des querelles d’ego, des rancœurs et des rivalités personnelles qui minent la gauche départementale. Lors du dernier conseil municipal de Perpignan, qui s’est tenu le 24 septembre, on a pu encore mesurer la puissance de ces ruptures dans les échanges d’amabilités entre les camps de Mathias Blanc et celui de Madame Langevine, ou dans les menaces de procès en diffamation proférées par cette dernière à l’endroit d’un Mickael Idrac ronchonnant contre la vice-présidente socialiste du conseil régional ».
Pendant ce temps, Louis Aliot continuer d’avancer … jusqu’en 2032-33 !
L.M.
