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Municipales 2026 : l’ex-ministre Jean-Michel Baylet candidat dans le Tarn-et-Garonne, une association de protection de l’enfance demande son retrait
(Article de MPB • Rédaction BFMtv)
BFMtv.- L’ancien ministre et patron de la Dépêche du Midi Jean-Michel Baylet, 79 ans, est candidat à sa réélection à la mairie de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne) où il a siégé un total de trente ans, pendant que circule une pétition de Mouv’Enfants réclamant le retrait de sa candidature. Il a un temps été mis en cause dans une enquête pour « viols » sur mineur.
Dans cette ville de 5.400 habitants, tenue autrefois par sa mère et son père, l’ex ministre PRG de François Mitterrand puis de François Hollande sera opposé à une seule liste dirigée par Patrick Large, ex-candidat RN qui n’a pas reçu cette fois l’investiture du parti à la flamme.
À l’approche du premier tour des municipales, Mouv’Enfants, association de lutte contre les violences sexuelles aux mineurs, a lancé une pétition en ligne, signée mercredi par plus de 15 000 personnes, exhortant Jean-Michel Baylet à retirer sa candidature au titre du devoir d’« exemplarité » et d’« intégrité incontestable » des élus.
Prescription
Maire de Valence-d’Agen de 1977 à 2001 puis depuis 2020, l’ancien ministre a été visé par une enquête pour « viols » et « agressions sexuelles » sur mineur de moins de 15 ans, révélée en mars 2021. Il a toujours contesté ces « allégations mensongères ». L’enquête a été classée sans suite le 17 janvier 2022 pour cause de prescription.
Interrogé par l’AFP, Jean-Michel Baylet s’est dit mercredi « de nouveau victime de la calomnie », « comme en 2021 à l’approche des élections ». « Aujourd’hui comme hier, je conteste solennellement et avec la plus grande fermeté les faits odieux que l’on me prête, et qui auraient été commis il y a 45 ans », a-t-il souligné, précisant qu’« au-delà de la prescription qui frappe cette affaire, la plainte a été instruite et a fait l’objet d’un classement sans suite ». Publiée sur la plateforme mesopinions.com., la pétition souligne qu’une « prescription ne signifie pas que la plainte était infondée », réclame « l’imprescriptibilité des crimes sexuels » et exige « un principe de précaution que Jean-Michel Baylet aurait dû lui-même s’appliquer ».
« Au moment des municipales, on peut agir », a déclaré à l’AFP Arnaud Gallais, président de Mouv’Enfants, qui relève « la responsabilité des maires en matière de protection de l’enfance » et compte cibler d’autres candidats aux municipales.
(Source : BFMtv)
