(Communiqué)

 

 

Les pluies de ces derniers mois ont apporté un répit dans les Pyrénées-Orientales, le niveau des nappes phréatiques en témoigne.Tant mieux. Mais ce répit ne doit pas nous tromper : notre territoire reste vulnérable, et la sécheresse peut revenir vite. Sur un enjeu aussi vital, il faut tenir le cap et continuer à agir

 

Dès 2022, j’ai donné l’alerte et j’ai été force de proposition. Au Sénat, au sein de la Délégation à la prospective, j’ai été co-rapporteur du rapport « Comment éviter la panne sèche ? », pour anticiper la crise et structurer des réponses pérennes. Rapport largement relayé sur le plan national. Ce travail de fond vise à anticiper la crise de l’eau et à construire des réponses durables, à l’échelle nationale comme pour nos territoires. J’ai également porté ce sujet en séance et dans le débat public, parce que, dans les Pyrénées-Orientales, c’est un enjeu de survie.

En mars 2025, j’ai finalisé un Dossier spécial EAU. Je ne l’ai pas rendu public à l’époque : je l’ai adressé directement aux ministères concernés, aux services de l’État et aux principaux acteurs de l’eau, puis je l’ai diffusé et actualisé dans mes échanges avec les ministres et les élus régionaux et locaux tout au long de l’année 2025. Aujourd’hui, je souhaite le transmettre aux médias locaux afin que chacun puisse disposer d’éléments clairs, sourcés et vérifiables : constats, propositions, chronologie, actions menées.

Je veux le dire simplement : il n’existe pas d’homme ou de femme “miracle”. En matière de législation et de grands projets, les résultats ne tombent pas du ciel en quelques mois d’un coup de baguette magique. Ils sont le fruit d’un engagement indéfectible, discret, ciblé et efficace, inscrit dans la durée : textes travaillés, amendements, courriers, sensibilisations, auditions, études, questions au Gouvernement, réunions de terrain et en cabinet, décisions structurantes, etc.

Quand un projet de long cours franchit enfin des étapes décisives, il est tentant d’en raconter l’histoire à partir du dernier chapitre ; or ce sont les années de travail en amont qui rendent ces résultats possibles.

Ces projets sont porteurs de convictions, certes, mais ils sont aussi collaboratifs et transpartisans, élaborés en bonne intelligence par les acteurs nationaux, régionaux et locaux concernés, dans l’intérêt commun.

Sur des sujets aussi vitaux que l’eau, les effets de manche seraient déplacés : ce sujet exige du sérieux, de la continuité et du travail collectif, avec l’humilité de ceux qui savent que le temps long est la condition de résultats durables.

Restons dignes face aux enjeux et ne vendons pas la peau de l’ours : gardons le cap !

Enfin, selon les sources et les éléments techniques récents dont je dispose, l’État considère l’acheminement de l’eau du Rhône indispensable et souhaite une gouvernance partagée avec copilotage État/Région, la Région assurant la maîtrise d’ouvrage. La première phase de l’étude cofinancée État/Région/Département a été présentée en février 2026 ; la seconde phase porte sur la définition du scénario d’aménagement et des besoins (prospective 2070). Des hypothèses de volumes (40–100 Mm³, piste ~60 Mm³) et un calendrier hypothétique (démarrage à partir de 2028, horizon 2034) circulent, ainsi qu’un coût de référence de l’ordre de 600 M€. Le projet franchit des étapes importantes et, sans jamais oublier qu’un tel chantier collectif s’inscrit dans le temps long, je continuerai à y apporter toute mon énergie et mon expérience, pour que les Pyrénées-Orientales soient au rendez-vous.

 

Jean Sol – Sénateur et Conseiller départemental des Pyrénées-Orientales

Le Dossier spécial EAU est transmis avec ce communiqué (PDF) + Lien vers sa consultation et son téléchargement en ligne :

https://www.calameo.com/read/0076075680292d13bc5aa?authid=nXC3cNepi4dw%0D