(Communiqué)
-« La LDH 66 prend acte des dispositions annoncées par le préfet des Pyrénées-Orientales en vue des manifestations du 24 octobre. Si la Ligue considère comme parfaitement normal d’assurer le maintien de l’ordre pour garantir la sûreté des citoyens et de les protéger contre tout débordement, elle n’en est pas moins inquiète de la décision prise sur l’utilisation des LBD
Ces armes à feu sublétales sont extrêmement dangereuses et ont malheureusement déjà fait trop de victimes lors des précédentes manifestations.
Le signal envoyé aux forces de l’ordre, qui fait suite aux consignes de fermetés, données par le ministre de l’Intérieur, lors des premières manifestations lycéennes, et maintenant portée par le préfet des Pyrénées Orientales, sur l’usage du LBD, n’est pas de nature à nous rassurer.
Ce message accroît le risque d’un usage inapproprié des LBD par les forces de l’ordre.
Cette annonce est une forme de remise en cause le droit à manifester librement, car il sous-entend que : ‘ si vous vous prenez une balle perdue, vous n’aurez qu’à vous en prendre à vous-même ’ puisque c’était annoncé.
Pour rappel, la France est la seule démocratie européenne avancée, à tirer avec des armes à feu sublétales sur sa propre population lors des manifestations.
La LDH rappelle qu’elle a toujours été et restera toujours opposée à l’utilisation de ces armes à feu dont la dangerosité est malheureusement confirmée ».
La LDH66 (Ligue des Droits de l’Homme des Pyrénées-Orientales)
