La fédération départementale du Rassemblement National des Pyrénées-Orientales (RN66) communique avec prière d’insérer :
-« Le rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur la Communauté de communes des Aspres vient de mettre des chiffres et des faits sur ce que les habitants constatent depuis trop longtemps : en matière de gestion de l’eau, les promesses n’ont pas été à la hauteur des résultats
Pour ne citer d’un petit florilège : un réseau vieillissant, des pertes d’eau considérables, de nombreux branchements en plomb encore présents, des investissements qui se chiffrent en dizaines de millions d’euros et une facture qui augmente pour les usagers… Voilà la réalité mise en lumière par la juridiction financière.
Le rendement du réseau n’est que de 64 %, ce qui signifie qu’environ 36 % de l’eau produite est perdue avant même d’arriver au robinet ! Plus de la moitié des canalisations ont plus de cinquante ans et les besoins de renouvellement du réseau pourraient atteindre jusqu’à 87 millions d’euros selon les scénarios retenus. Les grandes déclarations sur le nécessaire résilience en cette période de sècheresse, on un goût amer… Le rapport relevant par ailleurs la persistance de nombreux branchements en plomb et des difficultés concernant certaines canalisations anciennes.
Et pendant que le réseau se dégrade, les habitants paient davantage. Le prix de l’eau atteint 2,89 € le mètre-cube en 2025, avec une progression importante depuis 2019.
Ce constat pose une question politique simple : comment en est-on arrivé là ? Car il ne s’agit pas d’un problème découvert hier matin. Un réseau de canalisations ne vieillit pas en quelques mois. Les investissements ne disparaissent pas du jour au lendemain. Les collectivités disposent de budgets, de services techniques, de rapports, d’études et d’outils de programmation et surtout d’élus responsables devant les citoyens !
Et parmi ces responsables, il y a une personne que l’on ne peut absolument pas exonérer de toute responsabilité politique : Hermeline Malherbe
La présidente du Département des Pyrénées-Orientales est également aujourd’hui vice-présidente de la Communauté de communes des Aspres. Elle l’était déjà lors du précédent mandat, avant de retrouver cette fonction dans la nouvelle gouvernance intercommunale.
Madame Malherbe ne peut donc pas regarder ce rapport comme si elle découvrait aujourd’hui la situation des Aspres : elle est donc particulièrement bien placée pour nous expliquer comment un territoire dont elle connaît parfaitement les réalités a pu en arriver à devoir envisager jusqu’à 87 millions d’€ de renouvellement de réseau, tout en affichant un rendement aussi faible.
Depuis des années, la majorité départementale de Gauche départementale et régionale multiplie les discours et les leçons sur la préservation de l’eau, la résilience du territoire, l’adaptation au changement climatique et la nécessité d’anticiper les sécheresses…
Mais quand on regarde les tuyaux plutôt que les discours, le résultat est beaucoup moins flatteur : voilà le véritable bilan de trente ans de gestion socialiste !
Le temps des discours est terminé. Ce rapport de la Chambre régionale des comptes impose désormais le temps des comptes à rendre ».
Xavier Baudry
pour le RN 66