(Communiqué)
-« Lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2027, les députés Insoumis ont défendu des mesures pour financer notre système de santé et le protéger de la finance. Ils ont trouvé sur leur route Sandrine Dogor-Such, député RN de la 3e circonscription. Elle s’est opposée à la taxation des fonds qui rachètent nos laboratoires, appelant de ses vœux une « approche moins radicale » pour « ne pas fermer la porte aux investissements ». Elle a également voté contre une contribution exceptionnelle de 2 % sur le patrimoine des milliardaires, comme l’ensemble des députés RN
Dans le cadre du débat, le député Insoumis Hadrien Clouet lui a rappelé la réalité de sa propre circonscription, où il ne reste selon lui qu’un seul laboratoire de biologie indépendant, tous les autres ayant été rachetés par le groupe Inovie. Ailleurs dans le département des Pyrénées-Orientales, des laboratoires réduisent leurs horaires, comme à Cabestany où l’on ne peut plus faire d’analyses après 13H. Sa conclusion était simple : « Écoutez vos électeurs. »
Ces investissements dont parle Mme Dogor-Such, les habitants des Pyrénées-Orientales en voient le résultat : concentration, fermetures, horaires réduits et patients obligés de faire des kilomètres pour une prise de sang. La financiarisation de la biologie médicale ne sert pas l’accès aux soins mais la rentabilité de quelques groupes, financée par l’Assurance maladie, donc par nos cotisations.
Cette prise de position n’est pas un accident. Le Rassemblement National protège systématiquement les grandes fortunes et les milieux d’affaires. Ses députés, dont Mme Dogor-Such, ont aussi voté contre la taxe Zucman sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. Candidate sur la liste de Louis Aliot aux municipales de mars dernier à Perpignan, la députée applique la ligne de son parti : un discours pour les électeurs, des votes pour les actionnaires.
Les élus Insoumis des Pyrénées-Orientales dénoncent cette trahison des habitants de nos villages et de nos quartiers, qui subissent chaque jour la désertification médicale. Nous exigeons :
– l’encadrement strict des rachats de laboratoires par des fonds financiers ;
– le maintien d’un laboratoire de proximité ouvert à des horaires accessibles dans chaque bassin de vie du département ;
– que les profits tirés de la biologie médicale, financée par la Sécurité sociale, servent les patients et non les dividendes.
La santé n’est pas une marchandise. Le Rassemblement National, lui, a comme d’habitude choisi son camp ».

