(Communiqué)

 

Sophie Blanc (RN), députée de la 1re circonscription des P-O, nous communique avec prière d’insérer :

 

-“Alors que les Français subissent de plein fouet la flambée des prix des carburants, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, le Gouvernement Lecornu-Marcon refuse obstinément d’envisager la seule mesure capable d’apporter un soulagement immédiat : la baisse de la fiscalité sur les produits pétroliers

 

Cette position est d’autant plus incompréhensible que, dans le même temps, l’État enregistre une hausse spectaculaire de ses recettes fiscales. Selon les données publiées par l’administration, les recettes fiscales ont progressé de 7,1 % en 2025 pour atteindre 610 milliards d’euros collectés par la Direction générale des finances publiques.

Cette augmentation est largement supérieure à la croissance de l’économie française, qui n’a progressé que de 2 % en valeur. Autrement dit, l’État prélève aujourd’hui davantage et plus vite que l’économie ne produit.

Dans ce contexte, expliquer aux Français qu’il serait impossible de réduire les taxes sur le carburant relève d’un paradoxe politique majeur. D’autant plus que les prélèvements publics atteignent désormais 51,9 % du PIB, plaçant la France parmi les pays développés où la pression fiscale est la plus élevée.

Parmi les recettes en forte progression figurent notamment les taxes intérieures sur la consommation d’énergie (TICPE), dont l’augmentation a été favorisée par la fin du bouclier tarifaire. Or chacun sait qu’en France près de 60 % du prix payé à la pompe correspond à des taxes, entre la TICPE et la TVA appliquée sur l’ensemble du prix, y compris sur la taxe elle-même.

Concrètement, plus le prix du carburant augmente, plus les recettes fiscales de l’État progressent. Les automobilistes paient plus à la pompe et, dans le même temps, les caisses publiques se remplissent davantage.

Face à cette réalité, le gouvernement préfère détourner le débat et se défausser sur les distributeurs, évoquant un blocage ou une limitation des marges et multipliant les contrôles dans les stations-service. Pourtant, les marges de la distribution ne représentent que quelques centimes par litre, alors que la fiscalité constitue la part écrasante du prix final.

Le paradoxe est donc total : l’exécutif affirme que les finances publiques ne permettraient plus de soutenir les automobilistes tout en refusant d’agir sur le principal levier dont il dispose lui même, la fiscalité.

Même dans cette période de tensions au Moyen-Orient avec pour conséquence directe une inflation persistante, le carburant n’est pas un produit de confort, mais reste une nécessité quotidienne pour des millions de Français qui doivent se déplacer pour travailler et vivre, notamment dans les territoires ruraux et périurbains.

Continuer à maintenir une fiscalité élevée sur les carburants tout en se félicitant de la hausse des recettes fiscales revient à transformer le plein d’essence des Français en variable d’ajustement budgétaire, tout en cherchant des boucs émissaires du côté des distributeurs.

Cette logique n’est ni juste ni acceptable.

Il est temps que le Gouvernement cesse de considérer les automobilistes comme une rente fiscale et prenne enfin la décision de réduire la fiscalité sur les carburants afin de redonner de l’oxygène au pouvoir d’achat des Français”.

 

Sophie Blanc, députée des Pyrénées-Orientales