Plutôt que de commencer et de finir avec ses aquarelles, Jean-Paul Alduy devrait se convertir à la peinture à l’huile car c’est plus pratique pour ripoliner la vérité

 

Rebaptiser (centriste à ses côtés) une élue qui a fait partie de ma majorité serait amusant si Monsieur Alduy n’avait pas fait partie de la liste qui l’a combattue en 2020…

Baptiser (sociaux-démocrates) Madame Langevine et Monsieur Monteil permet avec beaucoup de peinture blanche de gommer le rouge de leur appartenance à des majorités socialo-communiste, à la Région et au Département. Ils veulent sortir Perpignan de sa crise économique, sociale, culturelle, morale et tant mieux car depuis les émeutes de 2005 et l’affaire de la chaussette en 2008 sous les mandats de Jean-Paul Alduy, il faudrait la peinture noire de Soulages pour masquer la détérioration nationale de l’image de la ville.

Mais où la lumière devient trop forte pour l’aquarelliste c’est quand il reproche à tous ceux qui ont rejoint la liste de Monsieur Aliot d’être «un large rassemblement de l’extrême droite jusqu’à la droite extrême». Alors là, vraiment, il faudra lui apporter des tonneaux de
peinture pour effacer sur ses listes électorales passées tout ces élus qui l’ont servi loyalement, pendant toutes ses années, et dont il ne s’est pas aperçu de leur extrémisme. Et notamment les numéros 2 et 3 de la liste d’En Marche de MM. Grau et Alduy de 2020 ainsi que les adjoints historiques de Jean-Paul Alduy de 2008 et 2009.

Et puis on laisse les aquarelles pour la balade en Vespa mais, ce jour-là, il devait y avoir trop de vent – ou peut être trop de pluie ? -, sinon il aurait vu que le Palais des Congrès, le Médiator, le site des Dames de France, le stade Aimé Giral, le stade Gilbert Brutus, l’Hôpital, le Couvent des minimes… existaient déjà avant lui, que leurs rénovations ont été faites avec l’argent des Perpignanais et avec l’appui des personnalités qu’il vilipende aujourd’hui.

Quand aux quartiers d’activités Tecnosud, Agrosud, Torremila ou l’Espace Polygone : c’est l’équipe qui était présente bien avant l’arrivée en mairie (1993) de Jean-Paul Alduy, qui a lancé toutes ces opérations.

Ne lui déplaise, il en est de même pour le festival du photojournalisme Visa pour l’image.

Pour l’aquarelle de la Loge-de-Mer, qui était occupée par un Quick lorsque il est revenu dans la cité catalane, Jean-Paul Alduy aurait dû en parler auparavant à son prédécesseur, Paul Alduy… qui était son père.

Ce sera peut être la touche finale de son badigeonnage.

Non Monsieur Alduy, le risque aujourd’hui pour Perpignan et la France ce ne sont pas ceux qui choisissent la cohérence de leurs engagements passés dans des listes de droite dont les vôtres. Ce sont ceux qui s’opposent aux dérives antisémites des extrémistes de gauche et leurs complices dans une union des forces de droites et du peuple avec Louis Aliot.

 

Jean-Marc Pujol, maire UMP-LR de Perpignan (2009 à 2020), président de la communauté Urbaine Perpignan Méditerranée Métropole (2014 à 2020)