(Communiqué)
-“Un Totem qui fait mal
Le programme municipal de Bruno Nougayrède est disponible en ligne.
Des mesures généralistes. Des affirmations vagues. Des pétitions de principes… Vive ChatGPT !
Mais quand on rentre dans le détail, la lassitude laisse place à la sidération. Le Chevalier Blanc des finances publiques, le Mozart local de la rigueur budgétaire présente un programme totalement démagogique mais surtout pas financé et pas finançable.
Nul besoin d’aller voir au fond du programme, dans une note en astérisque. Soyons fairplay et arrêtons-nous à la première mesure totem du premier sujet abordé : « Une caméra par rue à la fin du mandat ».
Dans une brochure l’idée est bonne. Dans les faits elle est inutile, impossible juridiquement et totalement ruineuse.
Le cout d’une telle mesure est exorbitant
Il y a 2 500 rues à Perpignan pour quatre cents caméras. Il faut donc en ajouter au bas mot 2 100.
Une caméra coute 25 000€ dans l’hypercentre mais 40 000€ dans les quartiers périphériques où la ville n’a pas de réseau fibré. Avec un coût moyen de 35 000€, l’installation de ce réseau couterait plus de soixante-dix millions d’euros !
Une caméra coute 1 000€ par an en maintenance, soit un réseau à 2,5 millions d’€uros par an.
Il faudrait aussi prévoir de tripler (et donc reconstruire !) le centre de pilotage et donc d’embaucher trente personnes pour regarder des caméras dans des rues vides : 1 million d’euros par an minimum.
Plus cher que le Théâtre de l’archipel ! Chapeau l’artiste.
Une telle mesure est interdite
En France, l’installation de caméra dans la rue se fait avec une autorisation de l’Etat. Chaque emplacement doit être justifié. On place une caméra parce que la zone est dangereuse. On place une caméra parce que l’on a constaté des trafics. On place une caméra parce que l’on a constaté des délits. Une caméra par rue ca n’existe qu’a Téhéran, pas dans une démocratie libérale.
Pour son premier projet, Bruno Nougayrède propose de dépenser soixante-dix millions d’€uros d’investissement pour un réseau de cameras ruineux et inefficace.
Sa première mesure totem est un mirage. Malheureusement la seconde n’est pas beaucoup plus efficace : pour développer l’économie locale, le secret c’est la « création d’une crèche et halte-garderie municipale à horaires élargis ». Quel beau programme économique ! On comprend mieux qu’il ait obtenu sans difficulté l’investiture du parti d’Emmanuel Macron.
La démagogie ne produit rien de bon.
Perpignan ne doit pas s’engager dans ce type d’aventure. Il faut rester sérieux.
Le 15 mars, il faut se mobiliser parce que le seul vote utile, c’est le vote en faveur de l’efficacité et du projet d’avenir sérieux incarnés par Louis Aliot et son équipe.
François Dussaubat

