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Perpignan/ Hommage : la Ville ravive la mémoire de ses héros oubliés de 1870

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Dévoilement d’une plaque par la sous préfète de Perpign an et Philippe Benguigui

Dévoilement d’une plaque par la sous-préfète de Perpignan, Adélie Pommier et Philippe Benguigui, élu de la Ville de Perpignan

L’hommage rendu le 10 octobre 2026 à Perpignan aux morts pour la patrie du Roussillon lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, couplé au cycle de conférences qui l’a suivi à la Maison du Combattant, constitue un moment fort de réappropriation de l’histoire locale à Perpignan. Cet événement s’articule autour de deux temps complémentaires : l’inauguration mémorielle et la transmission pédagogique

 

Prise de parole du général Gilles Glin

Prise de parole du Général Gilles Glin

 

Un hommage solennel et réparateur

 

Rassemblant des autorités civiles et mémorielles, dont la Secrétaire générale de la préfecture, Sous-préfète de l’arrondissement de Perpignan, Adélie Pommier, le général Gilles Glin, président du comité du Souvenir Français, l’adjoint au maire Philippe Benguigui, et Jean-Luc Antoniazzi, et Pierre Parrat, adjoints au maire, Renaud Schouver, directeur départemental de l’ONaC-VG, le président du centre départemental de Mémoire, le colonel Antoine Guerrero, le directeur des archives municipales, Saverio Sébastiani, et Frédéric Saze, chargé de mission histoire et mémoire de la ville de perpignan, la cérémonie organisée Promenade des Platanes a permis d’inaugurer de nouvelles plaques gravées.

Ce geste est venu réparer un « silence de marbre » : Les 489 enfants des Pyrénées-Orientales morts pour la France ne sont plus de simples statistiques lointaines gravées sur le monument de Jean-Baptiste Belloc et Ferréol Carbasse.

L’hommage a mis en lumière le sacrifice de ces paysans, ouvriers et artisans de Perpignan, Prades ou Céret, engagés dans le 55ème Régiment des Mobiles des Pyrénées-Orientales. Leurs épreuves (campagne de la Loire, combats du Mans, retraite de l’armée de Bourbaki ou ravages de la maladie) ont été rappelées avec émotion pour honorer leur amour viscéral de la patrie.

Un prolongement intellectuel et historique par les conférences

Pour ancrer cet événement dans le temps et approfondir la recherche mémorielle, une série de conférences a immédiatement pris le relais au centre de Mémoire. Animée par des figures engagées de la cité, elle a réuni :

• Frédéric Sazé, pour contextualiser l’engagement militaire de ces Roussillonnais pris dans la tourmente du conflit.

• Le Général Gilles Glin, pour décrire l’organisation du 55ème régiment des Mobiles roussillonnais et leurs faits d’armes.

• Jean-Luc Antoniazzi, pour décrire les monuments aux morts de la guerre franco prussienne.

• Saverio Sebastiani, pour exposer les enjeux européens du conflit.

En combinant l’émotion de l’inauguration mémorielle et la rigueur analytique des conférences, Perpignan a transformé un pan méconnu de son histoire en un acte républicain vivant. Cette initiative rappelle avec force que la paix et la liberté d’aujourd’hui reposent sur le sacrifice de citoyens ordinaires dont les noms, désormais indélébiles, ne sombreront plus jamais dans l’oubli.