(Communiqué)
L214 poursuit l’État en justice et remet la pétition au préfet
Mercredi 23 septembre à 10H, un rassemblement pacifique aura lieu devant la préfecture des Pyrénées-Orientales : L214 remettra au préfet la pétition signée par 106 000 citoyens et citoyennes qui demandent la fermeture de l’abattoir de Perpignan suite à l’enquête publiée le 26 août dernier. L’association entamera également ce jour un recours en responsabilité contre l’État pour manquement à sa mission de contrôle vétérinaire à l’abattoir de Perpignan.
La pétition demandant la fermeture de l’abattoir de Perpignan a été signée par plus de 106 000 personnes. Le mercredi 23 septembre, une délégation de l’association demandera à être reçue par le préfet pour lui remettre en main propre cette pétition et échanger sur la situation actuelle de l’abattoir.
En effet, la préfecture des Pyrénées-Orientales a pris des décisions par arrêté préfectoral : suspension de l’agrément d’abattage rituel, suspension de l’abattage des cochons, puis levée de cette suspension suite à des aménagements réalisés par l’exploitant.
Pour Bérénice Riaux, chargée des enquêtes de L214 : « Ces menus aménagements réalisés en quelques jours seulement ont donc résolu les problèmes d’amenée des cochons connus depuis des années ? Comment l’exploitant et la préfecture ont-ils pu ne pas s’en préoccuper avant au vu des conséquences catastrophiques sur les cochons que notre enquête a révélées ? La préfecture a fermé les yeux, jour après jour, pendant que des animaux souffraient dans l’indifférence la plus totale entre les murs de l’abattoir de Perpignan. Les services vétérinaires de la préfecture doivent rendre compte de leur inaction depuis des années : nous poursuivons l’État devant le tribunal administratif. Lors de ce rassemblement, nous porterons la voix des 106 000 citoyennes et citoyens qui exigent, à raison, la fermeture de cet abattoir. »
« La responsabilité des services vétérinaires doit être reconnue et l’État condamné »
Les services vétérinaires sont présents chaque jour à l’abattoir de Perpignan, comme le rappelle la préfecture dans son communiqué du 26 août : « Les agents de la DDPP effectuent chaque jour des contrôles au sein de l’abattoir de Perpignan ». Ces services n’ont pas su agir face aux infractions et aux graves conséquences sur les animaux : avant la publication de cette enquête, aucune mesure contraignante n’avait été prononcée par la préfecture sur les non-conformités structurelles et le non-respect des modes opératoires.
C’est pourquoi L214 entame un recours en responsabilité contre l’État auprès du tribunal administratif de Montpellier pour manquement à sa mission de contrôle vétérinaire à l’abattoir de Perpignan.
En trois ans, l’association a déjà fait condamner dix fois l’État pour des carences fautives de ses services vétérinaires en élevage et en abattoir.
À propos de L214
L214 est une association de défense des animaux utilisés comme ressources alimentaires. Lanceuse d’alerte, elle mène un travail d’enquête et d’information sur les conditions d’élevage, de transport et d’abattage des animaux en France. Depuis sa création en 2008, l’association a diffusé plus de 175 enquêtes qui ont contribué à ouvrir le débat public sur les pratiques de l’industrie agroalimentaire et à susciter des évolutions réglementaires ainsi que des engagements d’entreprises. Suivie par plus d’un million de personnes sur les réseaux sociaux, L214 compte 63 000 membres. L214 agit pour faire reculer les pires pratiques pour les animaux et favoriser la transition vers une alimentation végétale. Son objectif ? Réduire de moitié le nombre d’animaux tués d’ici 2030.
