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Perpignan/ Tensions actuelles : le syndicat UNI dénonce « l’inaction de l’Université »

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(Communiqué)

 

-« Une minorité bloque, des milliers d’étudiants subissent, et l’Université laisse faire. Jusqu’à quand ?

Depuis plusieurs semaines, plusieurs campus de l’UPVD sont presque quotidiennement paralysés. À cela s’ajoutent trois jours de fermeture décidés par l’université. Pendant ce temps, des milliers d’étudiants sont empêchés d’assister à leurs cours, de préparer leurs examens et voient leur formation sacrifiée.

Mais qui se soucie du droit d’étudier de ceux qui ne bloquent pas ?

Manifester est un droit. Priver les autres de leur liberté d’étudier ne l’est pas. Une minorité ne peut pas imposer ses choix à des milliers d’étudiants, dont certains doivent déjà concilier études, emploi et contraintes personnelles.

Les conséquences vont au-delà des cours perdus, les blocages compliquent également l’accès aux dispositifs de santé du campus et aux services du CROUS. À force de tolérer cette situation, c’est l’ensemble du service public universitaire qui se trouve entravé.

Hier matin encore, la faculté de droit a été bloquée. Selon les informations recueillies sur place, l’intervention des forces de l’ordre n’a pas pu aboutir immédiatement, l’université ne souhaitant pas, dans un premier temps, ouvrir les locaux afin de préserver la liberté d’expression des manifestants. Il aura fallu attendre plus d’une heure pour que l’accès au campus soit rétabli.

La liberté d’expression des bloqueurs justifie-t-elle que des milliers d’étudiants soient privés de leur droit d’étudier ?

La position de la faculté des lettres et sciences humaines interroge tout autant. Dans une motion, des enseignants défendent le mouvement social tout en s’opposant au recours aux enseignements à distance lors des mobilisations. Mais comment prétendre défendre l’égalité à l’université lorsque des étudiants sont empêchés d’accéder aux cours et que les solutions permettant d’assurer la continuité pédagogique sont rejetées ?

Nous entendons les revendications sur les moyens de l’enseignement supérieur qui méritent débat. Mais elles ne sauraient justifier ni les blocages répétés ni l’abandon des étudiants qui veulent travailler et sont aujourd’hui les victimes collatérales de cette mobilisation. La défense du service public universitaire ne peut pas se faire en empêchant ses usagers d’en bénéficier.

L’UNI Perpignan exige désormais des réponses. L’université doit justifier ses choix, notamment les fermetures de campus et ses prises de position face aux blocages. Elle doit expliquer comment elle entend garantir l’accès aux enseignements et aux services essentiels. et la récupération des cours perdus. Enfin, un bilan des enseignements perdus et des modalités de rattrapage, afin que les étudiants ne paient pas le prix des blocages. Les étudiants ont besoin de mesures concrètes, pas de discours sur la liberté qui semblent ne s’appliquer qu’à certains.

Nous ne demandons pas à l’université de faire taire les manifestants. Nous refusons que ceux qui veulent étudier soient condamnés à subir. Le droit de manifester ne donne pas le droit de bloquer l’avenir des autres. La présidence doit maintenant assumer ses responsabilités : l’université appartient à tous les étudiants, pas à ceux qui empêchent les autres d’y entrer ».

L’UNI Perpignan