*PMM = Perpignan Méditerranée Métropole, communauté Urbaine présidée par Robert Vila (LR/ Les Républicains), par ailleurs maire de Saint-Estève et conseiller départemental.

 

L’artiste @MA2F.

 

C’est donc la fin de SOLART2. “Reconstruction” ou “négociation”, les délégués communautaires de PMM ont tranché** : ils ont choisi, hier soir lors d’un conseil communautaire, d’indemniser l’auteur du @cadran solaire, l’artiste Marc-André 2 Figueres (MA2F), à hauteur de 60 000€, pour clore le chapitre d’un procès judiciaire et ainsi tourner la page

 

Réaction entendu dans le public : “On a réussi à éteindre la lumière… au pays du soleil”.

On se souvient, à la lecture des nombreuses archives concernant « SOLART2 », que MA2F avait conçu cette oeuvre non pas pour lire l’heure, mais comme une sculpture qui serait visible depuis l’espace : “Après avoir été le centre du monde, Perpignan devait se placer au centre de l’Univers”, avait-il ambitionné et planté le décor lors d’une interview.

“J’ai œuvré pour ma ville, mon territoire, mon département, pour une vision du temps et de la lumière qui nous enseigne, mais nous alerte aussi, qu’au moment des prévisibles migrations écologiques, et probablement humaines, que notre espace est un équilibre subtil unique dans la galaxie ; et que le comprendre sur ses bases scientifiques simples comme le mat pointé vers l’étoile polaire utilisé dans tous nos systèmes de navigations, est différent de « l’animation culturelle » habituelle où l’on agite le savoir comme un pompon sur un manège…”, s’était-il confié à nous. MA2F se dit aujourd’hui “écoeuré”.

Sous le soleil du Roussillon, où hier encore les pinceaux des “fauves” dansaient et flirtaient dans les embruns en côte vermeille, l’art est-il devenu si dérangeant que cela ? La question peut être ainsi posée.

En tout cas, MA2F doit se la poser, lui : pour mémoire la précédente équipe municipale aux commandes de Perpignan avait détruit son fameux entonnoir qui trônait dans toute sa superbe sculpturale à l’entrée du Muséum… Un entonnoir qui faisait pourtant la fierté catalane dans les pages du livre Guiness des Records et qui désormais se meurt d’oubli dans un champ !

Drôle d’époque épique, en Pays Catalan.

Espérons qu’ils ne confieront jamais le Palais des Rois de Majorque ou la Gare de Perpignan si chère à Dali, ou encore le clocher de Collioure, à un promoteur, espérons…

 

L.M.

**Parmi les participants à ce vote, quatre conseillers communautaires qui ne sont pas insensibles à l’art, seulement quatre, se sont opposés à cette décision : Nicolas Barthe, maire de Toulouges ; Alain Ferrand, 1er vice-président de PMM et maire du Barcarès, qui avait donné son pouvoir à Nicolas Barthe ; Sébastien Ménard (RN), adjoint au maire de Perpignan ; et Aurélie Pastor, élue de Toulouges.