*Par Claude Barate, universitaire, député honoraire
Le « mélenchonisme » est une variante du wokisme qui englobe les thèses féministes, surtout dans ce qu’elles ont d’extrémisme : la théorie du genre, le racisme dès lors qu’il est dirigé contre les males blancs. Il considère que par nature le racisme antiblanc ne peut pas exister.
C’est un mouvement anti colonialiste dès lors qu’il s’agit de fustiger le colonialisme européen ou américain, sans jamais remettre en cause les colonialismes des pays à gouvernance autoritaire. Au contraire des pays comme le Venezuela ou Cuba, sont montrés en modèle ! de quoi ? de libertés, peut-être ?
En tout cas, le mélenchonisme est le mouvement qui correspond le plus à la définition du sociologue Alain Touraine. Ce sont des nouveaux mouvements révolutionnaires qui recherchent « les nouvelles contradictions historiques pour radicaliser les tensions sociales et politiques ».
C’est un mouvement qui a compris que Moscou ne sera pas la nouvelle Jérusalem et que le marxisme n’aboutira pas à la révolution tant recherchée pour abattre l’ordre établi. Le but, c’est toujours la révolution. Le moyen, c’est la mise en exergue des minorités, les acteurs des futures luttes révolutionnaires.
On est passé de la lutte des classes chère au marxisme, à la lutte des races et des minorités.
Une particularité tout de même, la volonté clairement affichée de s’appuyer sur une communauté islamiste qui, le processus d’immigration aidant, doit les amener au pouvoir.
C’est pourquoi, le mélanchonisme soutient avec force toutes les initiatives de l’islamisme, qui ont pour objet de contester la civilisation française.
Pour dans un premier temps installer des communautés multiculturelles et dans un deuxième temps, avec la croissance externe et interne, imposer une culture musulmane dominante.
C’est ce qui explique le soutien permanent des LFI, aux diverses opérations de l’islam radical tendant à remettre en cause le principe de laïcité à la française. Port du voile, burkini, abaya etc.
C’est ce qui explique aussi la proposition de loi ignoble sur la suppression du délit d’apologie du terrorisme déposée par LFI en novembre 2024.
Ce deal avec l’islamisme radical est d’autant plus étonnant, que rien n’est plus contraire à la culture musulmane, que les diverses thèses défendues par l’extrême gauche « mélenchoniste »
Alliance de circonstance, le premier des deux à atteindre le pouvoir, dans un régime forcément autoritaire, n’aurait qu’une idée en tête, se débarrasser de l’autre.
En attendant ce calcul mélenchoniste, s’il ne lui permet pas d’avoir une majorité aux élections, lui assure une très large majorité dans la population musulmane radicale, du moins celle qui vote.
Jusqu’à quand ?
En tous cas, on ne peut pas reprocher à la France Insoumise de cacher son objectif.
Cet objectif a été théorisé par Jean Luc Mélenchon lui-même pendant la présidentielle de 2012 : « L’hégémonie politique a un préalable : il faut tout conflictualiser… pour transformer un peuple révolté en un peuple révolutionnaire. »
La stratégie est dévoilée :
-le moyen, il faut créer le chaos, bloquer le pays et à l’occasion essayer de prendre le pouvoir ;
-le but, l’hégémonie politique : exit le système du pluralisme des démocraties occidentales.
Le pouvoir hégémonique de Jean-Luc Mélenchon, c’est le modèle des dictatures qu’il vénère.
L’Etat c’est lui :
• la police et la gendarmerie seront remplacées par les gardiens de la révolution, comme en Iran. Il a déjà l’embryon de cette structure avec sa jeune garde, dont on a vu à Lyon, il y a quelque mois qu’elle n’hésitait pas à lyncher un jeune parce qu’il n’avait pas les mêmes idées.
• Les préfets seront remplacés par les commissaires du peuple.
• On peut être démagogique, avec la retraite à 60 ans, l’augmentation des salaires, puisqu’on n’a pas besoin de rembourser la dette.
• Quant aux enfants, l’état s’occupera de les éduquer pour qu’ils soient tous de bons sujets dociles.
Bref, il faudra effectivement une nouvelle Constitution, la VIe République dixit Jean-Luc Mélenchon, celle d’une république populaire, comme celle de Cuba, du Vénézuéla, de la Corée du Nord ou de la Russie….. Vous voilà avertis !
Claude Barate, universitaire, député honoraire
