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Tribune Libre/ Lucien Baillette : Notre temps, notre Histoire.

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En nos périodes actuelles ou tout semble dévasté il est parfois souhaitable de s’arrêter quelques instants pour revenir à la sage pensée. Pensée moderne, par l’actualité internationale mais aussi locale par l’enracinement de notre histoire partagée entre Majorque et Aragon

 

Deux Rois héritiers de jacques Ier d’Aragon qui léguera à sa mort, par partage équitable, mais contesté par une des parties héritières qui mènera au conflit majeur entre deux frères. Engageant même le roi de France Philippe III dit le Hardi sur une croisade dite de Gérone, vouée à un cuisant échec et à sa fin de vie Perpignan.

Notre Roi local, Jacques II, par son héritage sur Majorque, le Roussillon et Montpellier, décidera de venir vivre à Perpignan au Palais dédié. Là commence notre histoire qui deviendra Catalane par intellectualités. Mais pour nous, Catalans s’ouvre une histoire induite de grande importance qui colle de façon puissante à la modernité de nos vies dépassant le plan local.

Jacques II de Majorque a, à ses côtés, un précepteur, qui deviendra Conseiller du Roi, chrétien par amour et passion, aux talents surprenants.

Théologiens infatigable, pèlerin de la foi chrétienne, il apprend et maîtrise le langage arabe et Juif pour instruire, créait le calcul de la démocratie par duels d’oppositions, déveoppe les prémices du vocabulaire et de la grammaire du Catalan, grand philosophe humaniste pour convaincre et fraterniser, mais aussi, et c’est là que notre région doit se mettre, par lui, en fierté, il créait le mystère de la primo démarche « ars magna » et « Ars compendiosa inveniendi veritatem » (1274), ou « Art abrégé pour trouver la vérité ».

Ce qui deviendra, par complément d’études, la démarche de l’informatique par calculs de probabilités. Il est le génie qui a su installer par ses prévisions racinaires, aux XIIIe et XIVe siècles, ce que nous côtoyons aujourd’hui avec nécessité d’utilisation et de nombreuses craintes adjuvées, les prémices, par comparaison, de l’IA pour Intelligence Artificielle.

Avec Ramon Lulle, en déambulant dans la rue qui porte son nom à Perpignan, à proximité de la cathédrale Saint Jean, il est bon parfois de retravailler, par sa mémoire ancrée en notre territoire aujourd’hui francisé, un génie qui a bouleversé par ses calculs des « neuf lettres », une projection mathématique mondiale qui sera complétée par le savant Leibniz en 1666, qui réduira les neuf lettres de Lulle, en démontrant, sur les mêmes bases d’études et e réflexions, que deux symboles suffisent pour tout exprimer : le 0 et le 1.

Base inexorable de la création de « l’Artificiel calcul » informatique, nommé à tort modernement « Intelligent » avant d’être logiquement « Artificiel ».

Ramon Lulle lui, intelligent c’est certain. Il nous est encore donné, de nos jours, d’en apprécier tous ses talents et son extraordinaire modernité.

Multes gracies Senyo Ramon Llull i memories en vos !

 

Lucien Baillette