UN TRAIN POUR JOHANNESBURG ! adapté de Lost in the stars

A l’image de la lutte pour la liberté que mena Nelson Mandela, ce héro qui lutta contre l’apartheid que le monde célèbre aujourd’hui, la question de la coexistence des races en Afrique du sud ne pouvait qu’interpeller Kurt Weill. Un train pour Johannesburg exalte, au prix d’épreuves douloureuses, la paix raciale en Afrique du Sud, et la partition musicale explore les relations entre le blues américain et ses racines africaines… Une œuvre intense et poignante à découvrir sans faute les 21 et 22 février au Théâtre de l’Archipel !

Un Train pour Johannesburg ! est un véritable trait d’union entre comédies musicales américaines et opéras berlinois. Le Roman d’Alan Platon Pleure, ô pays bien aimé illustre le drame de l’incompréhension et de la domination entre le Blanc et l’Autre, entre le civilisé et l’indigène, mais aussi entre le riche et le pauvre.

Afrique du Sud. Fin des années 40. Apartheid. Deux mondes sont en présence : celui des blancs, celui des noirs. Avec en commun des peurs, des passions, des drames et des espoirs. Comment un tel sujet n’aurait-il pas parlé à Kurt Weill (1900-1950), l’émigré juif allemand aux États-Unis après avoir fui l’Europe, le régime nazi, son idéologie d’inégalité des races, la folie meurtrière du IIIe Reich ? Il s’en empare en 1949 et l’adapte pour Broadway sous le nom de Lost in the stars.

Optant pour une version française – où subsiste, dans la partie proprement musicale, un peu d’anglais – Olivier Desbordes, le metteur en scène, prend garde comme dans Butterfly qu’il nous a offert en février 2013, à ne pas sombrer dans les facilités du mélo. La partition a des airs graves : absence de violons, présence de cordes, de bois, d’une trompette, de nombreuses percussions, d’un piano, d’une harpe et d’un accordéon.

Le pasteur noir Stephen Kumalo part à Johannesburg rendre visite à sa sœur et surtout rechercher son fils, Absalom, qu’il n’a pas revu depuis plusieurs mois. Sa quête se révèle sans succès. Absalom a sombré dans la criminalité… Le propos se déploie ainsi, sans artifices ni paillettes, dans la sobriété d’une excellente orchestration, nous obligeant à tendre l’oreille sur un rejet de l’autre d’une indestructible actualité.

spectacle à partager en famille à partir de 14 ans | 2h

vend. 21 fév. – 20h 30
sam. 22 fév. – 20h30
tarif de 10€ à 30€

Renseignements et réservations : 04 68 62 62 00 – www.theatredelarchipel.org

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Théâtre de l’Archipel / Perpignan

Contact Presse : Adeline Montès – – a.montes@theatredelarchipel.org –
+ 33 6 20 90 25 51 / +33 4 68 62 62 20