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Languedoc-Roussillon/ Vendanges 2026 : la récolte rebondit de 20 %, ce malgré une production française historiquement basse

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Vendanges 2026 : la récolte rebondit de 20 % en Languedoc-Roussillon malgré une production française historiquement basse
Alors que la production viticole française devrait encore reculer en 2026 et rester à un niveau historiquement bas, le Languedoc-Roussillon se distingue. Malgré la canicule et une diminution de 3 % des surfaces viticoles, les volumes récoltés devraient progresser de 20 % par rapport à 2025 (par Hérault Tribune avec AFP/Agence France Presse)

 

Journal Hérault Tribune.- Surprise pour les vignobles du Languedoc-Roussillon. Selon les données arrêtées au 1er octobre et publiées mercredi par le ministère de l’Agriculture, la France devrait produire près de 35 millions d’hectolitres de vin cette année. C’est 2 % de moins qu’en 2025 et 14 % de moins que la moyenne des années 2021 à 2025. La récolte 2025 constituait déjà, selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin, la plus faible production française depuis 1957.

 

+ 20 % en Languedoc-Roussillon

La situation est sensiblement différente dans le Languedoc-Roussillon. Les dernières estimations ont même été revues à la hausse grâce notamment aux pluies de fin d’été, qui ont atténué les conséquences de la chaleur et de la sécheresse.

Malgré une diminution de 3 % des surfaces viticoles, la production régionale devrait progresser de 20 % par rapport à la très faible vendange de 2025. Elle dépasserait même de 2 % la moyenne des cinq dernières années. Une évolution qui contraste avec plusieurs grands vignobles français durement touchés cette année.

 

« Une hétérogénéité que je n’ai jamais connue »

« C’est une hétérogénéité que je n’ai jamais connue », constate Jérôme Despey, viticulteur dans l’Hérault (et président de sa chambre d’agriculture), président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer et également premier vice-président de la FNSEA. Selon lui, les vignobles méridionaux ont mieux résisté aux épisodes de chaleur extrême que certaines régions situées plus au nord.

« On voit que la vigne a été plus résiliente au climat », explique-t-il. Une résistance qui pourrait notamment être liée à l’expérience accumulée au fil des précédents épisodes de sécheresse et de canicule. « Depuis 5-6 ans nous avons un peu adapté notre façon de conduire le vignoble : on a moins effeuillé, moins écimé, pour que la feuille protège le raisin », détaille le viticulteur héraultais.

Les vignobles du Sud ont également bénéficié de précipitations jusqu’au mois de mai, permettant aux vignes de constituer des réserves avant les fortes chaleurs estivales.

 

Canicule et arrachages pèsent sur le vignoble français

À l’échelle nationale, la faiblesse de la récolte s’explique par plusieurs facteurs. Les surfaces viticoles françaises ont diminué de 1,9 % en un an, notamment sous l’effet des mesures gouvernementales d’aide à l’arrachage des vignes. L’été chaud et sec a également réduit les rendements.

Selon Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture, les épisodes caniculaires ont provoqué des brûlures et des flétrissements des baies. Les situations sont toutefois très différentes d’un vignoble à l’autre. Dans le Bordelais, la récolte devrait progresser de 10 % sur un an malgré une diminution de 5 % des surfaces. Dans le Sud-Ouest, la hausse atteindrait 12 %.

À l’inverse, la Champagne devrait enregistrer une production réduite de moitié par rapport à 2025 et à la moyenne quinquennale. En Bourgogne et dans le Beaujolais, la récolte serait inférieure de 22 % à celle de l’année dernière.

 

Une récolte prometteuse en qualité

Si les volumes restent faibles au niveau national, les professionnels se montrent beaucoup plus optimistes sur la qualité du millésime. Le temps sec a limité le développement des champignons et des maladies habituellement favorisés par l’humidité. Les viticulteurs ont également pu choisir plus facilement le moment des vendanges.

Pour Jérôme Despey, les raisins ont ainsi pu être récoltés à un « degré de maturité optimale ». Les vendanges se sont déroulées « sous les meilleurs auspices pour faire en tout cas, en qualité de vinification, un excellent cru en 2026 », estime le viticulteur héraultais.

(Source : Hérault Tribune)