(Vu sur la Toile)
Incendies : des pyromanes utilisent « des chats avec des chiffons imbibés de liquide inflammable attachés à leur queue » pour propager les feux
(Article de Gary Assouline • Rédaction journal Marie France)
Marie France.- Au cœur des incendies qui touchent l’Europe, des chats auraient servi à propager des feux incontrôlables par des pyromanes, selon les autorités.
En Calabre, une information glaçante circule : des pyromanes utiliseraient des chats pour lancer les incendies qui ravagent les collines. L’alerte vient d’un responsable de la Protection civile régionale, alors que le sud de l’Italie affronte une nouvelle vague de feux de forêt. Des incendies en Calabre déjà difficiles à maîtriser se trouveraient ainsi alimentés par des animaux transformés en vecteurs de flammes.
Au centre de ces révélations, il y a Domenico Costarella, de la Protection civile de Calabre. Dans une vidéo diffusée sur Facebook, il décrit des chats “avec des chiffons imbibés de liquide inflammable attachés à leur queue”. “Ces animaux ont été lâchés dans les champs, où ils ont couru partout et propagé l’incendie”, explique-t-il. Ses propos ont déclenché une vague d’indignation en Italie comme à l’étranger.
Calabre : ce que l’on sait des chats utilisés comme déclencheurs d’incendie
Les feux qui ravagent la Calabre touchent notamment la zone du parc national du Pollino, où les pompiers ont mené plus de 160 missions en vingt-quatre heures. Dans ce contexte, Domenico Costarella a aussi signalé la découverte de bougies allumées parmi des chiffons inflammables et de dispositifs d’allumage retardé, autant d’indices qui orientent l’enquête vers la piste criminelle.
Le recours à des chats pour allumer des feux n’est pas inédit dans le sud de l’Italie : des enquêtes menées en 2016 en Sicile, puis en 2017 près du Vésuve, avaient déjà attribué certains incendies à ce procédé. Les investigations actuelles doivent encore préciser l’ampleur réelle de ces pratiques, et identifier les commanditaires comme les exécutants.
Mafia et terres brûlées : un outil de contrôle du territoire
Mais alors, à qui profitent ces incendies criminels ? Pour la chercheuse Lauren Pearson, de l’université de Berkeley interrogée par CNN, des éléments montrent que des groupes mafieux déclenchent des feux pour prendre le contrôle de parcelles, puis rachètent les terres à prix élevé une fois qu’elles ont brûlé.
Le journaliste Sergio Nazzaro décrit un système où les clans criminels exploitent les urgences à travers des sociétés écrans, “de la main-d’œuvre qui allume le feu jusqu’à la concession pour construire sur les terres brûlées”. Des témoignages évoquent aussi des offres de rachat de parcelles par des entreprises de panneaux solaires après des incendies.
Une saison d’incendies hors norme : la riposte des défenseurs des animaux
Selon le système européen EFFIS, géré par le Joint Research Centre, la saison 2026 des feux de forêt reste au-dessus de la moyenne des vingt dernières années, malgré une légère amélioration par rapport aux pires années récentes. Un hiver humide a fait pousser une végétation abondante, transformée en combustible après trois vagues de chaleur successives.
Face à cette cruauté, l’Association italienne pour la défense des animaux et de l’environnement (AIDAA) a déposé plainte et offre une récompense de 1 000 euros à qui aidera à retrouver ceux qui auraient incendié les chats. Domenico Costarella assure que ses équipes “reprennent le travail et retournent à leurs postes”, mais appelle à “un changement d’état d’esprit”. Pour lui, “ce sont des actes inhumains” commis par des hommes qui deviennent leurs propres ennemis.
(Source : journal Marie France)

