L’exotik Café, une équipe…

…et un lieu très couru de la station, avec ses ambiances, son climat, son atmosphère.

 

En deux saisons, John, le nouveau patron de l’exotik Café, situé sur le front-de-mer à Argelès-plage, a réussi à faire oublier les fondateurs des lieux, Chichi et les Rieu brothers. En rénovant l’endroit de manière spectaculaire, du sol aux plafonds, en dépoussiérant le concept tout en en conservant les fondamentaux, John a non seulement embelli l’histoire mais il a surtout revitalisé le secteur. Respect ! Encastré géographiquement s’entend, entre l’incontournable paquebot culinaire La Réserve (bar-glacier) et les restaurants Le P’tit Bateau (bar à huîtres également) et La Canne à sucre, l’exotik a trouvé sa table.

Modeste, discret, trop effacé dans le milieu de la nuit traditionnellement excessif à Los Argelès – même si son souhait est de faire vivre l’exotik dans la journée comme dans la night – il bouscule pourtant les codes, comme dans la mode : il émeut, il touche, il interpelle, avec peut-être trois fois rien, mais surtout avec son sens du bizness et son sens du détail pousser jusqu’au bout de la ligne blanche sans jamais toutefois la franchir. Par exemple, sur sa terrasse en lisière des passants, il a fait installé l’hiver dernier d’immenses bowwindows rétractables double-vitrage, face à la Méditerranée, par souci de ne pas déranger le voisinage lorsque l’établissement tourne à fond. Et c’est justement le cas en ce moment. Depuis qu’il a pris les commandes de ce lieu mythique des folles nuits argelésiennes qui ne désemplit pas – il lui même a trouvé un autre cœur de cible commerciale avec une nouvelle clientèle qui s’empile et s’emboîte avec les habitués – John aurait investi quelques 100 000€ dans le site. Les artisans locaux qui y sont intervenus ont réalisé là plusieurs prouesses techniques et esthétiques.

Le résultat est spectaculaire. Bluffant. L’exotik n’est plus seulement un endroit “à la mode” ; il est LA mode ! Il ne la suit pas, il la fait, à sa manière, à sa façon, en retroussant les manches de sa chemise jusqu’au coude. Car suivre la mode c’est aussi prendre un gros risque, celui de se retrouver un jour ou l’autre démodé.

De plus, en confiant avec confiance et sérénité les fourneaux de l’exotik au jeune et talentueux Gilles de la TORRE, pur produit local issu d’une famille argelésienne (re)connue, John montre une fois de plus, s’il le fallait encore, sa vision des affaires et la stratégie de proximité qui en découle, avec des produits et des “saisonniers” du terroir, pour faire de son établissement une scène de la comédie humaine inspirée et inspirante tout le long de l’année, et pas un invité exceptionnel en haute saison estivale uniquement. Gilles de la TORRE a imaginé une vraie “planche” de tapas, au sens propre comme au sens figuré, ainsi que de bons et vrais petits plats qui vous calent bien l’estomac pour la demi-journée. Car John l’a bien compris : la qualité c’est bien, c’est bon, mais avec la quantité c’est encore meilleur.

Le chef de l’exotik, Gilles de la Torre, n’est pas peu fier de sa “planche” à tapas, et il aurait bien tort de ne pas l’être !

En cuisine, Gilles et Fabrice, ils sont les rois !

A ce jour, la formule est plutôt réussie, très réussie même ; le tout dans une ambiance chaleureuse et décomplexée, invitant la journée à de précieuses heures de farniente, pour se lover devant la Grande Bleue… et en soirée dans des courants électriques, extrêmement émotionnels, afin de visiter (par l’esprit) tous les possibles. Bienvenue !

 

 

 

John, le très discret et talentueux maestro des lieux (en second plan, sous la casquette, Hermann, attention le grand artiste perpignanais est de retour, même si ce jour-là il n’était que de passage), qui donne un second souffle à l’exotik Café pour la plus grande joie d’une clientèle décomplexée et diversifiée.