Communiqué des groupes d’action de la France Insoumise en Cerdagne-Capcir

A Angoustrine, le 28 janvier 2018,

 

« L’Observatoire citoyen écosocialiste de la Montagne », mis en place par les groupes d’action de Cerdagne et Capcir de La France Insoumise, a pour raison d’être de dénoncer et de lutter contre le recul des Services publics et des Biens communs, les dégradations des conditions de vie quotidienne et les atteintes à l’environnement dans ces territoires de montagne. Il alerte nos concitoyens sur le risque de déserts d’écoles publiques dans les territoires de montagne.
De nouvelles suppressions de postes d’enseignants en classes primaires sont d’ores et déjà annoncées pour la prochaine rentrée. Elles ont souvent pour point commun la création de regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) qui, sous prétexte des rénover ou de créer de nouveaux locaux, contribuent surtout à faire disparaître des ressources humaines. Hier, cinq postes d’enseignants étaient supprimés à Font-Romeu-Odeillo-Via suite à la fusion des écoles de la commune. Aujourd’hui, quatre nouveaux postes sont sur la sellette du fait du regroupement des écoles du Capcir. Et demain, d’autres sont à prévoir si l’on poursuit cette logique avec les écoles du Haut-Conflent et de Cerdagne.
Ne nous y trompons pas, cette tendance se fait sur la seule logique comptable de l’austérité au détriment de la qualité de l’enseignement offert à nos enfants qu’on amasse dans des classes surchargées et qu’on oblige à se déplacer entre villages.
Or, les Services Publics et les Biens Communs représentent le principal atout de nos territoires ruraux dont dépendent en grande partie l’attractivité et l’emploi. La présence d’une école est souvent perçue comme le cœur de la vie d’un village. Son absence augmente l’exode rural ou dissuade les familles nouvelles de s’installer dans la commune.
Il n’y a pourtant pas de fatalité à la désertification et à la dévitalisation des territoires de montagne. Il y a par contre des choix politiques dont la seule préoccupation est de passer au rabot l’intérêt général. Mobilisons-nous pour défendre nos écoles, la qualité de vie de nos enfants et la vitalité économique de nos montagnes n’ont que faire de ces logiques comptables sans lendemains.
Nicolas SANCHIS, co-animateur du groupe d’action Cerdagne Insoumise