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Manifestations/ « Je vous déteste », « Honte d’être lyonnaise » : Capucine Anav s’en prend à Grégory Doucet, maire de Lyon, après les nombreux pillages

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(Vu sur la Toile)

 

« Je vous déteste », « Honte d’être lyonnaise », Capucine Anav s’en prend à Grégory Doucet, maire de Lyon, après les nombreux pillages
(Article de Jessica Gajderowicz • Rédaction du Magazine Public)

 

 

Public.- Les violents pillages survenus lors des manifestations du 17 octobre 2026 à Lyon ont provoqué une onde de choc. Au lendemain de ces émeutes qui ont ravagé le centre-ville, les dégradations matérielles et les scènes de chaos ont suscité l’incompréhension et la colère des habitants. Face aux attaques ciblant les commerces et les bâtiments publics, les réactions indignées se sont multipliées. Capucine Anav a exprimé publiquement son exaspération, s’en prenant directement au maire de la ville, Grégory Doucet, après la dégradation de nombreux établissements de la capitale des Gaules.

Originaire de Lyon, la jeune femme est sortie de son silence sur les réseaux sociaux en relayant l’image du cambriolage du magasin New Balance. Très remontée devant l’incapacité perçue des autorités à maintenir l’ordre, Capucine Anav a tagué le compte de l’édile écologiste avant de lâcher un message cinglant : « Je vous déteste même pas capable de protéger sa ville ». Amplifiant son désarroi face aux déboires de sa cité natale, elle a également partagé son sentiment de « Honte d’être Lyonnaise ».

 

Une ville sous le choc des violences

La journée du 17 octobre a basculé dans un désordre inédit avec des attaques méthodiques perpétrées par des groupes masqués. Des commerces de proximité jusqu’à l’antenne de l’office de tourisme située sur la place Bellecour, plusieurs enseignes ont été prises d’assaut et incendiées. Le bilan humain et judiciaire s’avère particulièrement lourd avec cent blessés parmi les forces de sécurité et cent soixante personnes interpellées dans la nuit, en majorité des hommes majeurs déférés devant la justice.

Face à la désolation laissée par les pilleurs, les autorités préfectorales ont vivement réagi. Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, s’est rendu sur place pour dresser un constat amer des dégâts et afficher son soutien aux victimes de ces exactions. Il a notamment rappelé la réalité tragique vécue par les professionnels touchés : « Derrière chaque commerçant, il y a des gens qui travaillent, qui ont des familles… et c’est détruit. C’est insupportable ».

 

Grégory Doucet face à l’angoisse et aux critiques

Sous le feu des critiques de la population et des figures locales, Grégory Doucet s’est exprimé le 18 octobre lors d’un point presse sur le terrain. Le maire de Lyon a reconnu avoir suivi l’avancée des assauts au plus près des services de police, concédant un profond sentiment d’inquiétude durant les affrontements : « J’ai eu peur, j’ai été angoissé à certains moments, j’ai craint pour la vie de certaines personnes ».Constatant l’ampleur des destructions aux côtés des représentants de l’État, l’édile s’est dit bouleversé par la situation dramatique des acteurs économiques locaux. « Quand je vois cet office de tourisme incendié, pris d’assaut, que je vois les commerçants qui ont tout perdu pour certains… », a-t-il déclaré. Alors que la municipalité promet des aides pour soutenir les commerces dévastés, le mécontentement de figures nées à Lyon comme Capucine Anav illustre la fracture profonde laissée par cette nuit de violences.

(Source : Public l’Actu People en continu)