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Perpignan/ Avec une nouvelle Direction : la pénitentiaire est tournée vers un avenir plus clément

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Cérémonie du 22-09-2026

 

Après une période marquée par plusieurs faits divers, le centre pénitentiaire de Perpignan entend montrer un autre visage. L’arrivée d’une nouvelle directrice et la Journée Nationale du Souvenir Pénitentiaire du 22 septembre témoignent d’une volonté de créer un nouvel élan, fondé sur la cohésion, la transmission et l’ouverture

 

Le Centre Pénitentiaire de Perpignan est régulièrement évoqué dans l’actualité à travers des faits divers ou des situations difficiles. Une réalité qui peut parfois finir par résumer, aux yeux du grand public, une institution pourtant beaucoup plus vaste et composée de femmes et d’hommes qui exercent quotidiennement une mission essentielle au fonctionnement de la République.

Car derrière les murs, il y a aussi des personnels. Des surveillants, des officiers, des personnels de direction, des agents administratifs, des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, des personnels techniques et de santé, qui travaillent chaque jour dans un environnement particulièrement exigeant.

À l’image de l’Armée, l’Administration pénitentiaire est parfois considérée comme une « grande muette » : une institution indispensable, mais peu visible. Et lorsqu’elle est évoquée, c’est souvent à travers les difficultés rencontrées plutôt qu’à travers celles et ceux qui la font vivre.

Une nouvelle direction pour ouvrir une nouvelle page

La prise de fonctions de la nouvelle directrice du centre pénitentiaire de Perpignan intervient dans ce contexte.

Son arrivée constitue l’occasion d’insuffler une nouvelle dynamique et de renforcer les liens au sein de l’établissement, mais également avec les partenaires extérieurs.

Car l’enjeu dépasse les seuls murs de la prison : il s’agit aussi de faire connaître autrement l’administration pénitentiaire, son personnel, ses missions et les valeurs qui l’animent.

Une administration qui appartient pleinement à la chaîne de la sécurité intérieure et qui travaille quotidiennement aux côtés des autres forces et services de l’État.

Le 22 septembre, la mémoire comme trait d’union

Cette volonté de créer du lien s’est notamment illustrée lors de la Journée Nationale du Souvenir Pénitentiaire, le 22 septembre.

La cérémonie a réuni différentes générations de personnels pénitentiaires : ceux qui ont consacré une partie de leur vie à l’institution, ceux qui y travaillent aujourd’hui et ceux qui poursuivent désormais leur engagement autrement.

Autour d’eux étaient également présents des représentants de la préfecture, des différents corps et services de la sécurité intérieure ainsi que des élus locaux.

Une présence symbolique forte.

Elle rappelle que la sécurité ne repose pas sur une seule institution, mais sur une chaîne de femmes et d’hommes qui, chacun dans leur domaine, concourent à la protection de la population et au fonctionnement de la République.

Cette journée a également permis de rendre hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie ou ont été blessés dans l’exercice de leurs fonctions tout en ayant une portée qui dépasse le simple devoir de mémoire.

Elle a montré une administration capable de rassembler, de transmettre et de créer des passerelles avec l’extérieur.

C’est peut-être là que se trouve l’un des enjeux de cette nouvelle période pour la pénitentiaire perpignanaise : ne plus être seulement perçue comme une institution située derrière les murs, mais comme un acteur à part entière du territoire et de la sécurité intérieure.

Les personnels pénitentiaires ne demandent pas à ce que les difficultés de leur métier soient ignorées. Ils souhaitent aussi que leur quotidien, leur engagement et leur professionnalisme puissent être connus et reconnus.

« Montrer ceux qui sont derrière les murs »

Dans un établissement confronté, comme beaucoup d’autres, aux réalités complexes du monde carcéral, le changement d’image ne se décrète pas.

Il se construit dans le temps, par les actes, par le dialogue et par la capacité à créer du lien.

La mobilisation de l’ensemble des personnels et les initiatives permettant de réunir anciens et actuels, forces de sécurité intérieure et élus constituent autant de signes d’une volonté d’aller dans cette direction.

Le centre pénitentiaire de Perpignan possède une histoire, des femmes et des hommes, des valeurs et une mémoire.

Après les turbulences et les images parfois difficiles véhiculées par l’actualité, il est peut-être temps de regarder aussi ce qui se passe derrière les murs : une institution qui travaille, qui se souvient, qui transmet et qui souhaite davantage s’ouvrir sur la société non seulement pour être reconnue mais également œuvrer pour optimiser le recrutement.

 

Nicolas Mas