(Communiqué)
La Ville de Perpignan nous communique avec orièred’insérer :
-« C’est avec la volonté de porter haut la voix des usagers, et surtout avec l’envie d’organiser la seule synergie capable de sortir notre hôpital de l’ornière dans laquelle il se trouve, que Louis Aliot s’est porté candidat à la présidence du conseil de surveillance du centre hospitalier de Perpignan
C’est aussi en considération de la nécessité absolue de trouver rapidement des solutions pour améliorer les conditions de travail des professionnels de santé, dont il connaît autant le mérite que la qualité de leur professionnalisme, que le maire de Perpignan et président de la communauté Urbaine Perpignan Méditérranée Métropole (PMM) s’est engagé pour défendre l’avenir de leur outil de travail.
Mettre la ville et notre Communauté urbaine au cœur des projets de développement du seul hôpital public de notre département, était sans nul doute le seul moyen de relever les nombreux défis de santé publique qui se présentent à nous : engorgement des urgences, difficulté de stationnement, difficulté des accès en bus, problématique des conditions d’accueil des nouveaux médecins, pénurie de la médecine de ville, difficulté d’accès aux spécialités, etc.
D’ailleurs, dans toutes les villes de France, c’est généralement le Maire de la commune d’implantation de l’hôpital qui assure les fonctions de Président de son Conseil de surveillance. Confier cette responsabilité à l’élu local le plus en mesure d’apporter des réponses concrètes aux difficultés quotidiennes rencontrées par l’hôpital est clairement une décision de bons sens, un choix d’efficacité.
Une fois de plus, hélas, ce n’est pas ce choix de raison qui a été effectué par une partie des membres du Conseil de surveillance de l’Hôpital de Perpignan.
En renouvelant la présidence sortante, une majorité de l’assemblée a préféré jouer le jeu des vieilles « cuisines » partisanes et des petits arrangements entre amis, plutôt que de suivre la voie du bon sens, de la cohérence territoriale, et surtout du dépassement des clivages politiques dans l’intérêt des usagers de notre unique centre hospitalier.
Pourtant, rien ne permet d’espérer que cette présidence parviendra à réaliser demain, ce qu’elle n’a jamais réussi à faire durant le mandat précédent. Au contraire, il est à redouter que notre hôpital s’enlise encore plus dans les difficultés qui affectent le fonctionnement de ce service public vital pour notre population : déficit structurel de plusieurs pôles majeurs, croissance du niveau d’endettement, difficulté de recrutement, affaiblissement de la capacité d’investissement dans des projets d’extension et de modernisation.
Confier la présidence du conseil de surveillance à une voix qui compte, était pourtant le meilleur moyen de répondre avec efficacité aux enjeux d’avenir pour notre hôpital : résoudre la crise budgétaire, répondre à la pénurie de professionnels, relever le défi de la concurrence des établissements privés, s’opposer à la baisse annoncée du nombre de lits, sortir de l’incapacité à passer le cap de l’universitarisation.
C’est pour l’ensemble de ces raisons, qu’il faut regretter leur choix d’avoir écarté la seule candidature qui proposait une vision d’avenir pour notre hôpital ; pour lui préférer le renouvellement des personnes et des méthodes qui ne lui ont pas permis d’être à la hauteur des attentes de nos concitoyens ; malgré l’investissement sans faille et l’entier dévouement d’une direction générale méritant que tous les leviers soient enfin actionnés pour lui donner les moyens d’atteindre ses objectifs ».
