*PAZ (Projet Animaux Zoopolis)

 

 

 

(Communiqué)

 

 

Dans le cadre des élections municipales, Mickael Idrac et Mathias Blanc, candidats à Perpignan, se sont, engagés auprès de notre association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) à expérimenter des méthodes non létales accompagnées d’un suivi scientifique pour les rats. En revanche, nous attendons toujours des engagements des autres candidats

 

 

-Quand ? Samedi 7 mars à 14H 30

-Où ? Devant l’entrée de l’Hôtel de Ville de Perpignan, rue de la loge, 66000 Perpignan

-Des militants tiendront des panneaux et distribueront des tracts pour sensibiliser les passants.

L’accent sera mis sur les méthodes cruelles utilisées à l’égard des rats et notre revendication d’une expérimentation de méthodes non létales afin de sortir de l’impasse sur la question.

Soulignons que l’usage massif d’anticoagulants n’est pas que problématique pour les rongeurs eux-mêmes : des animaux de compagnie et sauvages en sont eux aussi victimes, et ces produits se répandent dans l’environnement.

“Aujourd’hui les politiques de gestion des rongeurs en ville mènent à l’impasse. Les anticoagulants, générant des souffrances extrêmes pour les animaux, sont utilisés massivement. Or ces produits, en plus d’être cruels, posent de graves problèmes pour la protection de l’environnement et des animaux sauvages.” explique Amandine Sanvisens, cofondatrice de PAZ

 

Stop au massacre des rats

 

Les rats comptent, sans aucun doute, parmi les animaux liminaires les plus détestés et les plus tués. PAZ se mobilise pour, d’un côté, faire évoluer le regard que nous portons sur les rats, et de l’autre, faire en sorte que des politiques éthiques et efficaces soient mises en place.

 

Pourquoi tuer les rats n’est pas la solution ?

 

1) Parce que les rats sont des êtres sensibles

-Comme les chiens ou les chats, les rats ressentent la douleur. Ce sont des animaux intelligents, sociaux et même empathiques ! En effet, une étude a montré qu’ils portent secours à des congénères pris au piège même s’ils n’ont rien à y gagner.

 

2) Parce que les méthodes actuelles sont cruelles et inefficaces

-Aujourd’hui, les méthodes utilisées en France sont extrêmement cruelles. Le recours aux anticoagulants est généralisé. Ces produits provoquent des hémorragies internes : les rats meurent au bout de plusieurs jours de souffrance intense. D’autres techniques barbares existent également comme les pièges à colle ou les pièges par noyade.

Avec cet arsenal de méthodes employées massivement, on devrait s’attendre à ce que tout le monde soit satisfait de la situation. Pourtant le sujet des rats déchaîne les passions, sans que l’efficacité des procédés actuels ne soit jamais questionnée. Cela est assez révélateur d’une fâcheuse habitude concernant les animaux liminaires : les tuer dès lors qu’ils nous dérangent sans nous poser de questions. Mais lorsqu’on se penche sérieusement sur le problème, l’intérêt des méthodes létales n’a rien d’une évidence. Ainsi, dans le cas des rats, des chercheurs ont montré que les campagnes de dératisation pourraient être contre-productives sur le plan sanitaire. Notons d’ailleurs que l’efficacité de ces campagnes pour réduire le nombre de rats n’a jamais été évaluée, les rats n’ayant jamais été dénombrés à Paris ou dans d’autres grandes villes de France (tous les chiffres cités dans les médias n’ont aucune source scientifique, la professeur Christiane Denys les a d’ailleurs qualifiés de “fantaisistes”).

 

3) Parce qu’il est possible de faire autrement

-Aujourd’hui, aux États-Unis, des contraceptifs (Contrapest et Evolve) ont été développés : ils permettent de limiter efficacement la reproduction des rats. Evolve est disponible pour les collectivités en France. PAZ demande le développement de la recherche publique et privée pour la mise en place de méthodes non-létales. Nous demandons également à la mairie de Paris de mettre en place un groupe de travail afin de réfléchir à la mise en place de méthodes éthiques et efficaces pour limiter les populations de rats. Par exemple, une meilleure gestion des déchets pourrait permettre de limiter le nombre de rats et leur présence en surface.