À l’heure où les nouvelles équipes municipales prennent leurs fonctions dans les Pyrénées-Orientales, certains sujets de terrain s’imposent rapidement comme des priorités. Parmi eux, la gestion des bouteilles de protoxyde d’azote, de plus en plus présentes dans l’espace public

 

 

Ces cartouches métalliques, souvent abandonnées sur la voie publique, sont aujourd’hui ramassées par les agents municipaux puis stockées dans les centres techniques avant d’être transférées vers les collectivités en charge de leur traitement.

 

Un fonctionnement courant, mais loin d’être optimal

 

En effet, les manipulations sont multiples et le manque d’information peut conduire à des erreurs de gestion. Il arrive régulièrement que ces déchets dangereux soient intégrés aux ordures ménagères, ce qui peut provoquer des explosions dans les fours d’incinération.

“Ces incidents ne se limitent pas à des dégâts matériels : ils entraînent également l’arrêt des installations pendant plusieurs jours, générant des pertes financières importantes pour les collectivités et les exploitants”, souligne le fondateur de Protox Collect.

Car, au-delà de l’aspect financier, il faut reconnaître que c’est aussi la sécurité des agents et la responsabilité des communes qui sont directement en jeu.

Face à ce constat, une approche locale émerge avec un objectif simple : simplifier et sécuriser la gestion de ce flux spécifique en intervenant directement auprès des communes.

Concrètement : “Des contenants adaptés sont mis en place, la collecte est organisée selon les besoins, et la traçabilité du déchet est assurée à chaque étape. Ce modèle permet de réduire les manipulations, limiter les risques et réduire le coût du traitement et alléger considérablement les démarches administratives”.

Il s’inscrit également dans une logique de prévention, avec des actions de sensibilisation menées auprès des collèges , lycées et des structures jeunesse.

 

Mais au-delà de la gestion du déchet, c’est aussi une véritable opportunité de valorisation locale qui se dessine

 

Les bouteilles collectées peuvent en effet être recyclées et transformées en mobilier urbain : potelets, barrières ou équipements personnalisés. Une démarche concrète et visible qui permet de donner une seconde vie à ces déchets tout en améliorant l’aménagement des communes.

Ce modèle en circuit court contribue également à la réduction de l’empreinte carbone et s’inscrit pleinement dans les enjeux de transition écologique.

Il permet par ailleurs de réduire les apports en déchèterie, représentant un gain à la fois logistique et financier pour les communes, collectivités et les syndicats.

Enfin, un label pourrait venir valoriser les communes engagées dans cette démarche, en mettant en avant leur implication en matière de sécurité, d’environnement et d’innovation.

Cette démarche est aujourd’hui portée localement par la société Protox Collect entreprise basée à Saint-Laurent-de-la-Salanque, spécialisée dans la gestion et la valorisation des bouteilles de protoxyde d’azote, proposant un accompagnement clé en main aux communes.

Reste désormais à savoir quelle sera la première commune du territoire à s’engager dans cette démarche, et à devenir une commune pilote en matière de sécurité, de gestion des déchets dangereux et de valorisation locale.

 

*Contact : www.protox- collecte.fr