(Vu sur la Toile)
Fermé depuis 2 ans, le site Coco de retour sous un autre nom : “On les traquera”, promet Sarah El Haïry
(Article de Sonia Ghobri avec Léo Manson • Rédaction de RMC/Radio Monte Carlo)
RMC.- “Ce ne sont pas des lieux anodins. Ils cherchent des proies”, s’alarme la Haute-commissaire à l’enfance Sarah El Haïry, qui réagit à la réouverture du tchat Coco, sous un autre nom. Celle-ci indique que des procédures “ont été lancées”. “On les traquera, on les harcèlera.”
Fermé depuis près de deux ans, le tchat Coco est de retour sous un nouveau nom et avec une nouvelle adresse URL, a révélé vendredi le quotidien Ouest-France. Et ce malgré la mise en examen de son fondateur. “C’est une vraie gifle à la promesse de de protection que l’on fait”, déplore auprès de RMC Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’enfance.
En juin 2024, la justice avait ordonné la fermeture de ce tchat, devenu un repère de pédocriminels. La plateforme est également accusée d’avoir facilité d’autres dérives et actes malveillants, comme le proxénétisme, la prostitution, des viols ou encore des guet-apens homophobes.
Cité dans 23 000 affaires pénales
Le site avait aussi été mentionné dans l’affaire des viols de Mazan. C’est par ce biais que Dominique Pelicot aurait recruté des dizaines d’hommes pour violer sa femme. Au total, Coco est cité dans 23 000 affaires pénales. En janvier 2025, son fondateur a été arrêté à Paris à la suite des révélations de l’affaire Pelicot. Depuis, il est mis en examen pour proxénétisme aggravé, pédopornographie et corruption de mineurs.
La nouvelle version du site reprend les mêmes codes : une identité visuelle similaire et un fonctionnement inchangé, fondé sur la gratuité, l’anonymat et l’absence d’inscription. L’utilisateur entre simplement un pseudonyme, son âge et son code postal, sans aucune vérification, avant d’accéder aux discussions.
“Ce ne sont pas des lieux anodins. Ils cherchent des proies, des enfants. Des guet-apens ont été faits, homophobes, du viol, du trafic de drogue et d’êtres humains, des proxénètes”, rappelle avec gravité Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’enfance.
“Des procédures sont lancées”
Si une fermeture immédiate du site n’est pas possible, la Haute-commissaire rejette toute idée d’impuissance des autorités. “Il y a des procédures qui s’engagent et qui sont lancées. Elles permettront, j’en ai la certitude, de le faire fermer. On les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit”, assure-t-elle.
Le Haut-Commissariat à l’enfance a mis en place une veille afin de repérer les infractions et d’engager des procédures. Reste désormais à identifier les responsables de cette nouvelle version du site.
(Source : RMC/Radio Monte Carlo)

