La Résistance ! Des mots qui résonnent encore dans bien des têtes, tant ils sont porteurs d’actes de bravoure, de courage, de sacrifices jusqu’au dénouement suprême. Porteurs aussi de souffrances et dans le même temps de l’espoir d’un monde meilleur, libéré de ses chaînes

 

 

La Résistance, qui fut diverse et multiple, aux accents de la voix de tout un peuple fier, debout face à l’adversité. Diverse et multiple dans ses composantes, allant des partis politiques engagés, des communistes, aux royalistes, en passant par les socialistes, les franc-maçons et aussi des pétainistes qui ont cru, un temps, au maréchal, etc.

Tout comme papi et mamie qui, derrière leurs volets clos, ont pu apercevoir des actes illicites qu’ils rapportaient à des hommes ou des femmes qu’ils savaient proches de la résistance. Et bien sûr, des personnalités comme Jacques de Lazerme, qui ont largement participé à cet énorme mouvement populaire. Un seul but de toutes ces composantes : libérer le pays des hordes nazies. Ce mouvement, devait construire pas à pas le CNR (Conseil National de la Résistance) dont la Sécurité Sociale a été un acte majeur.

 

La conférence d’Henri Jonca, hier samedi 4 novembre

 

Henri Jonca est natif d’Elne. Outre une carrière bien remplie et de nombreux livres édités, il est assurément, un descendant d’une famille qui a participé à la Résistance pendant la dernière guerre. Et à Elne, d’après l’historique fait par le conférencier, les résistants ont été nombreux.

Si souvent, ce sont les circonstances qui font les héros, celles de Jacques de Lazerme méritent un arrêt sur l’image. Devant une bien belle salle, remplie pour la circonstance de nombreux participants, les responsables du Souvenir Français et de l’association Ansigna’Muse, devaient faire la présentation et présider à l’ouverture de la conférence.

C’est Gilles Bérard, délégué général pour le secteur Conflent-Fenouillèdes qui devait s’atteler à la tâche. Il était accompagné de Pierre Lapraye, président du Fenouillèdes, d’Yvette Maillard trésorière.

Mais le plus intéressant nous semble-t-il, était la présence de jeunes porte-drapeaux. Ainsi, Sylvana, Antony, Jules, sont-ils prêts à porter haut et fort la mémoire de toutes ces femmes, ces hommes, qui dans les moments terribles de notre histoire, sont allés jusqu’au sacrifice de leurs vies pour sauver notre liberté. Que ces jeunes soient ainsi remerciés pour leur engagement. Monsieur le Maire, Jean-Philippe Struillou, présent dans l’assistance, ne pouvait que se réjouir d’une t-elle organisation dans son village.

 

L’engagement de Jacques de Lazerme

 

Issue d’une riche famille de propriétaires, nous apprenons que depuis des générations, les ascendants de cette famille, ont toujours œuvré pour la République, même si, à certains endroits, le passé royaliste pouvait ressurgir.

C’est ainsi, et comme devait le préciser le conférencier, l’engagement de Jacques de Lazerme, fut celui d’être au service de la France.

Rappelons-le, souvent au péril de sa vie. Dans cet engagement, il a toujours fait fi des idées politiques des uns et des autres. À ce titre, à la fin du conflit, il est rentré chez lui, comme de nombreux autres, pour reprendre dans la plus pure discrétion ses activités passées.

Cette vision de la Résistance, ne l’a pas empêché d’œuvrer avec des communistes comme, entre autres, la famille Planas dans le secteur d’Elne, dont Narcisse devait devenir maire.

Une conférence bien menée, ou les nombreuses anecdotes devaient nous montrer s’il en était besoin, cette volonté de toutes ces jeunes femmes, jeunes hommes, à lutter pour libérer leur pays et les populations concernées, du joug nazi.

Une référence, également, était faite aux cheminots de Cerbère et Banyuls, qui ont organisé le passage clandestin de nombreuses personnes pourchassées par les nazis et le régime de Pétain. En effet, le réseau Lazerme, avait pour mission première, le passage des clandestins vers l’Espagne.

Nous apprenons aussi, l’amitié qui liait Picasso à la famille Lazerme. Et Henri Jonca, devait revenir, à cette occasion, sur l’épisode de la Sardane de la Paix.

Une conférence bien instructive, qui peut permettre l’ouverture de nombreux débats. Car nous le pensons, tout n’est pas encore dit, approfondi, en prenant en compte tous les tenants et aboutissants politiques, pour définitivement inscrire dans l’histoire de notre pays dans la plus parfaite harmonie, ce sujet qui reste douloureux.

Finalement, n’est-ce pas cela qu’auraient souhaité ceux qui sont morts pour la France dans ces si douloureuses, terribles et sombres circonstances ?

 

Joseph Jourda