Si le brouillard se lève, il reste encore de nombreux nuages incertains. Peut-être, ces derniers, sont-ils encore chargés d’éclairs impétueux, virevoltants, aux retombées possibles et intempestives, venant secouer l’ordre établi, le conformisme et le politiquement correct dont se meurt notre Démocratie. Cette grande dame qui mérite mieux que le petit ronron habituel dans les sphères, non pas atmosphérique, mais bien au jour le jour au plus près des citoyens

 

 

À ce jour, dans notre bonne commune d’Estagel, si quelques avancées ont été enregistrées ces derniers temps, dans les intentions politiques par des déclarations de candidatures, rien de probant tout de même, tout autant que les listes des colistiers ne sont pas publiées avec chacune, précisons-le, dix-neuf noms et la parité respectée. Les élections municipales sont pour bientôt. Quelques semaines seulement, avant l’échéance.

Au plus près de l’actualité

Ce sont donc deux listes à ce jour déclarées. Une qui serait conduite par Hugo Roquère avec l’assentiment de LFI et du PCF. L’autre par Roger Ferrer, maire sortant, se réclamant sans étiquette aujourd’hui, alors que six ans en arrière, il avait le soutien de ce même PCF66 sans plus être encarté depuis le 18 mars 2018. Si dans un communiqué paru ce jour 21 janvier, cette dernière liste est présentée comme associant la jeunesse et les personnes plus expérimentées, il n’empêche pas, que des jeunes peuvent naître vieux et facilement malléables à des manières de faire, basées sur la domination et sur l’esprit de : « Sois jeune et tais toi ». Tout le monde sait cela. À voir donc !

Pour la première liste, qui se réclame d’un renouveau nécessaire, ne risque-t-elle pas de jouer le rôle de repoussoir, car composé avec LFI ? Il en serait ainsi à l’écoute des éléments nationaux, et comme l’a fait Fabien Roussel à la suite des élections législatives dont il a fait les frais. Serait-ce une vérité ?

De ce fait, une partie des électeurs ne déciderait-elle pas de voter pour le maire sortant au risque d’être qualifiés de ringards, de passéistes ? Des citoyens usés par la vie et donc qui ne veulent rien bousculer de peur de perdre quelques privilèges illusoires et déjà envolés ? Dans cette course au pouvoir, que feront les électeurs du RN ? Voteront-ils comme il y a 6 ans ?

Une donnée existe encore

La liste FETE – « Faisons Estagel Tous Ensemble » -, engagée dans la campagne et qui occupe le terrain grâce à des réunions publiques et des distributions de tracts, ne représente-t-elle pas la lassitude des électeurs, tout bords confondus, qui en ont assez d’être considérés comme des pions ? Qui en ont assez d’entendre : “votez pour moi et je résoudrai tous vos problèmes” sans jamais qu’un seul ne soit résolu ? Et dans le même temps ne représente-t-elle pas le camp de ceux qui ne veulent plus subir des pressions retrouvant ainsi toute leur liberté de penser ?

En effet, si pour une raison ou autre, nous ne pouvons pas dire, écrire ce que nous pensons, nous ne sommes pas libres. C’est en fait, redoutable pour la démocratie.

Alors bien évidemment, nous attendons aussi de ce côté, la déclaration de candidature, même si à notre avis, elle est déjà accomplie dans les faits. De source autorisée, mais non-officielle, nous pouvons dire que les responsables sont en attente d’avoir la liste complète pour la communiquer à la presse.

Ceux qui pensent que pour sortir Estagel de l’ornière, il est nécessaire de sortir des sentiers battus, sortir des schémas complètement obsolètes ne sont-ils pas dans cette liste ? Ne sont-ils pas en fait, ces femmes et ces hommes de progrès, jeunes, habitants d’Estagel et portant des idées de progrès social, de progrès économique, progrès de la démocratie et du lien entre générations, lien qui est une richesse à retrouver pour notre village ? La question est posée.

En espérant que quelques éclairs étincelants, puissants, chavirant les esprits, viennent apporter la clarté dans ces aurores bien sombres, apporter aussi la légèreté dans un environnement bien lourd, succédant ainsi et malgré tout, à des crépuscules emplis de mélancolie, de souvenirs, de nostalgie d’un passé simple pourtant.

 

Joseph Jourda