(Vu sur la Toile)
Présidentielle 2027 : Louis Aliot met en lumière la course aux parrainages du RN
(Article de La rédaction • Ohmymag FR)
Ohmymag FR.- Figure de premier plan du paysage politique français, Louis Aliot, vice-président du RN, s’impose depuis plusieurs années comme l’un des visages les plus reconnus du Rassemblement national. Actuel maire de Perpignan, fidèle soutien de Marine Le Pen, il s’est récemment exprimé au sujet d’une étape décisive avant l’élection présidentielle de 2027 : la collecte des parrainages d’élus.
À l’occasion d’un entretien télévisé, Louis Aliot n’a pas manqué de signaler l’état d’avancement du camp frontiste, annonçant fièrement que le RN détiendrait déjà plus de 400 engagements d’élus pour la future candidature de Marine Le Pen. Loin de se satisfaire de cette performance, il a renouvelé ses critiques sur le mécanisme des signatures, dénonçant un système “très imparfait” qui tend à verrouiller l’accès à la présidentielle. Une prise de parole qui relance les discussions sur l’ouverture de la compétition politique et sur le sort réservé à certains candidats, même dotés d’une forte légitimité populaire.
Le RN revendique plus de 400 parrainages, mais dénonce un système “très imparfait”
C’est face aux caméras, lors d’un entretien diffusé le 3 septembre 2026, que Louis Aliot a livré l’état d’avancement de la collecte de signatures pour la course à l’Élysée. Selon ses propres mots, “À ce jour, plus de 400 élus” auraient déjà donné leur signature pour soutenir la candidature de Marine Le Pen. Un score élevé, qui témoigne du poids acquis localement et nationalement par le Rassemblement national dans la foulée des dernières élections municipales et législatives anticipées. Lancé dans la course aux parrainages, le parti semble aujourd’hui moins sous pression, sans pour autant exclure une vigilance accrue jusqu’à la dernière minute : “Nous cherchons aujourd’hui les parrainages supplémentaires. Je suis moins inquiet que les présidentielles passées mais quand même c’est une épreuve pour un candidat de rassembler ces parrainages, c’est un système très imparfait.”
Pour Louis Aliot, l’actuelle procédure imposant de réunir 500 parrainages d’élus avant de pouvoir valider une candidature présidentielle reste sujette à caution. Il martèle depuis des années la nécessité de réformer le système, insistant : “Cette mesure sur les 500 signatures est une mauvaise procédure pour la présidentielle. On l’a déjà dit 100 fois. Il faut permettre aux candidats représentatifs et sérieux de pouvoir être candidats.” Perçu comme une règle protectrice par certains, mais comme un obstacle ou un outil de verrouillage pour d’autres, ce dispositif cristallise toutes les tensions, à chaque échéance majeure du calendrier républicain.
L’argument du soutien populaire et représentatif, souvent mis en avant par le RN, illustre précisément cette ligne de fracture. Si la progression du parti facilite la chasse aux signatures, rien n’est acquis d’avance et Louis Aliot garde en tête les difficultés rencontrées par Marine Le Pen quatre mois avant le premier tour en 2022, quand le sujet avait failli tourner au casse-tête institutionnel.
Un système critiqué de longue date : enjeux et polémiques sur la voie de l’Élysée
La critique du système des parrainages ne date pas d’hier. Déjà en 2013, alors vice-président du Front national, Louis Aliot plaidait pour l’anonymat des signatures, inquiété par la possibilité de pressions ou de représailles envers les élus parrains. Cette inquiétude ne s’est pas estompée, bien au contraire. “Ce n’est pas normal”, déclare Louis Aliot, qui juge toujours aussi problématique un dispositif rendant difficile la candidature de personnalités légitimes. Il pointe particulièrement la situation de certains chefs de partis, à l’instar de Jean-Luc Mélenchon, capables de mobiliser de larges foules sans toujours pouvoir engranger le précieux soutien administratif, tandis que “David Lisnard, président de l’Association des maires de France, y parvient grâce à ses réseaux locaux.”
En janvier 2022, Marine Le Pen confiait déjà éprouver “des difficultés à réunir les signatures”, mettant en cause une consigne partisane des Républicains, qui auraient, selon ses propos, conseillé à certains de parrainer Éric Zemmour au détriment de sa propre candidature. Le débat sur le “plafond de verre institutionnel” et la démocratisation de l’accès à la présidentielle ressort donc à chaque séquence électorale, actualisé par les alliances et recompositions du paysage politique.
(Sources : BFMtv & Ohmymag FR)
