Ce mercredi après-midi, la sénatrice des Pyrénées-Orientales, Lauriane Josende, a interpellé en séance des Questions d’Actualité au Gouvernement (QAG) du Sénat la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur la santé mentale des jeunes comme suite au suicide dans la nuit de jeudi à vendredi, à Glorianes, de Tehina, âgée de 12 ans

 

La sénatrice a principalement insisté sur la nécessité de mieux détecter la dégradation de la santé mentale de nos jeunes qui est une véritable catastrophe sociale.

« Aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence. La difficulté persistante est celle de la détection de cette souffrance extrême. Or, des solutions très simples existent. », a déclaré la sénatrice des P-O.

Aussi, elle a appelé la ministre à s’appuyer sur les initiatives de terrain qui ont démontré leur efficacité, comme le dispositif porté par l’association « Les Papillons », fondée et animée par un policier perpignanais, Laurent Boyet, permettant aux enfants de signaler leur détresse de manière anonyme et confidentiel par un système de boites aux lettres installées dans les écoles et établissement publics.

A cet égard, elle a clairement interrogé la ministre sur son engagement à généraliser ce
dispositif, notamment dans les hôpitaux et les établissements pédiatriques, et à en faire un outil essentiel de détection, agréé par l’Etat au titre de la protection de la santé mentale de nos jeunes.

Dans sa réponse, la ministre a rappelé l’engagement de l’État en faveur de la santé mentale
depuis 2025, notamment à travers l’augmentation des moyens budgétaires qui lui sont
consacrés. Elle a également souligné la nécessité de renforcer les dispositifs existants, en citant notamment le développement des Maisons des adolescents et le déploiement d’équipes mobiles de pédopsychiatrie, tout en confirmant l’impérieuse mise en œuvre de dispositifs de repérage précoce.