Ce mercredi 28 octobre, à l’initiative du sénateur Jean-Marc Boyer, près de soixante sénateurs issus de quarante-deux départements thermaux se sont mobilisés pour défendre l’avenir de la filière
Lauriane Josende et Jean Sol, les deux sénateurs des Pyrénées-Orientales, se sont associés à cette mobilisation transpartisane. Avec leurs collègues, ils ont adressé une motion au Premier Ministre, lui demandant de renoncer au projet de transfert de 200 millions d’euros de dépenses vers les complémentaires santé.
Cette mobilisation s’est également traduite par une Question d’Actualité au Gouvernement de Jean-Marc Boyer, qui a directement interpellé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Les sénateurs dénoncent collectivement une mesure envisagée sans concertation préalable, alors même que la Haute Autorité de santé (HAS) n’a pas achevé l’évaluation du service médical rendu des cures thermales, pourtant demandée par le Gouvernement lui-même. Le
transfert envisagé vers les complémentaires santé risquerait d’accentuer les inégalités entre les patients, selon leurs moyens financiers et leur couverture, et de conduire certains malades chroniques à renoncer à des soins prescrits.
Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des actions engagées par Lauriane Josende, qui a récemment écrit à la ministre de la Santé pour demander l’abandon du projet de décret et alerté Philippe Mouiller, président de la Commission des Affaires sociales du Sénat. Déjà en 2025, elle s’était opposée, avec de nombreux parlementaires, à une mesure similaire dans une tribune nationale, avant que le Gouvernement n’y renonce.
La sénatrice rappelle que les Pyrénées-Orientales comptent cinq communes thermales, dont l’activité représente environ 600 emplois directs et contribue à la vitalité économique de nombreux commerces et services de proximité.
–« Avec mes collègues sénateurs, nous sommes pleinement mobilisés contre cette mesure qui menacerait l’accès aux soins et l’avenir économique de nos territoires. Nous demandons au Gouvernement d’y renoncer et d’attendre les conclusions de la Haute Autorité de santé avant toute décision », déclare Lauriane Josende.
