(Communiqué)

 

La FEC dénonce la fermeture du master d’Études catalanes et transfrontalières

-“Face à la décision annoncée par l’Université de Perpignan de fermer, à la fin de l’année universitaire 2025-2026, le master d’Études catalanes et transfrontalières, le seul qui permette de poursuivre des études supérieures de catalan en France, la Fédération d’entités pour la défense de la langue et de la culture catalanes (FEC) exprime son opposition la plus ferme et une profonde inquiétude quant aux conséquences que cette mesure entraînera.

Pour la Fédération, cette fermeture constitue une nouvelle grave et alarmante pour le territoire, non seulement pour l’éducation en Catalogne du Nord (Ndlr. département des Pyrénées-Orientales), mais aussi pour l’ensemble de la langue et de la culture catalanes. Cette décision représente un coup très dur pour la présence, la transmission et le prestige de la langue catalane en Catalogne, et met en péril la formation des futures générations de professionnels, d’enseignants et de spécialistes dans le domaine linguistique et culturel.

La Fédération considère cette décision comme incompréhensible, en particulier à un moment où il conviendrait de renforcer l’offre universitaire en catalan, de promouvoir la formation du corps enseignant et de consolider les liens de coopération transfrontalière.
Au contraire, cette fermeture envoie un message préoccupant de désintérêt institutionnel à l’égard de la langue catalane et de son avenir.

Pour toutes ces raisons, la Fédération exige de l’Université de Perpignan et des institutions compétentes qu’elles reconsidèrent immédiatement cette décision et qu’elles s’engagent de manière claire et déterminée en faveur du maintien et du renforcement des études supérieures de catalan, en particulier du master d’Études catalanes et transfrontalières.

La continuité de la langue catalane en Catalogne du Nord ne peut être compromise par des décisions de ce type”.

 

La FEC dénonce la fermeture du master d’Ã tudes catalanes et transfrontalières

 

 

 

 

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– La suppression de l’unique master en catalan à l’Université de Perpignan laisse la Catalogne du Nord sans études supérieures en langue catalane, et porte un coup aux perspectives de la jeunesse ainsi qu’à l’avenir du territoire

– Plataforma per la Llengua estime qu’au lieu de supprimer ce master, il faut en créer un nouveau, adapté aux besoins actuels et capable de renforcer le rôle du catalan comme outil d’avenir

Perpinyà, 27 mars. Plataforma per la Llengua dénonce la suppression du master d’Études catalanes et transfrontalières de l’Université de Perpignan Via Domitia, seuls études supérieures en catalan au sein du système universitaire français, et alerte sur le fait que cette décision affaiblit les perspectives de formation et d’insertion professionnelle de la jeunesse nord-catalane. L’association réclame la mise en place urgente d’un nouveau master adapté aux besoins actuels et exige de l’université ainsi que des institutions concernées qu’elles assument leur responsabilité en garantissant une offre d’enseignement supérieur en catalan sur le territoire.

L’organisation de défense de la langue dénonce le fait que la disparition de ce master n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour le catalan, mais aussi un coup direct porté à la capacité de la Catalogne du Nord à former sa propre jeunesse. Il s’agissait d’une formation unique, qui assurait une continuité académique et une dignité universitaire à une langue institutionnellement marginalisée au sein de l’État français.

Ce master représentait bien plus qu’une simple offre académique: c’était un espace de reconnaissance, de formation et de projection pour les jeunes qui avaient fait le choix du catalan comme langue de vie, de travail et d’engagement envers le territoire. Sa disparition envoie un message erroné et préjudiciable: étudier le catalan n’offre ni débouchés ni perspectives professionnelles.

Il faut faire du catalan un levier de changement pour créer des opportunités d’avenir

Dans un contexte de fragilité sociale et économique comme celui de la Catalogne du Nord, chaque possibilité de formation supérieure de proximité est essentielle. L’Université de Perpignan constitue, pour de nombreux jeunes, la seule possibilité réelle de poursuivre des études sans devoir partir ailleurs. En ce sens, ce master contribuait à fixer les talents sur le territoire et à créer des opportunités dans des domaines tels que l’enseignement, la traduction, la médiation culturelle, la communication, la recherche ou encore la coopération transfrontalière.

C’est pourquoi le catalan ne peut pas être envisagé uniquement comme une langue à préserver, mais aussi comme un atout stratégique pour l’avenir, avec un potentiel réel de création d’opportunités culturelles, professionnelles et économiques.

Face à cette situation, Plataforma per la Llengua demande qu’un nouveau master d’Études catalanes et transfrontalières, adapté aux besoins actuels du pays, soit mis en place dans les plus brefs délais. Elle exige également de l’Université de Perpignan et des institutions compétentes qu’elles assument leur responsabilité et garantissent une offre stable d’enseignement supérieur en catalan, indispensable à l’avenir de la langue sur son territoire.

– L’eliminació de l’únic màster en català a la Universitat de Perpinyà deixa la Catalunya del Nord sense estudis superiors en llengua, i és un cop a les oportunitats del jovent i al futur del territori

– Plataforma per la Llengua considera que en comptes d’eliminar el màster el que cal és crear-ne un de nou adaptat a les necessitats actuals i que reforci el paper del català com a eina de futur 

Perpinyà, 27 de març. Plataforma per la Llengua denuncia l’eliminació del màster d’Estudis Catalans i Transfronterers de la Universitat de Perpinyà Via Domitia, els únics estudis superiors en català dins el sistema universitari francès, i alerta que la decisió debilita les oportunitats formatives i professionals del jovent nord-català. L’entitat reclama la programació urgent d’un nou màster adaptat a les necessitats actuals i exigeix a la universitat i a les institucions implicades que assumeixin la responsabilitat de garantir formació superior en català al territori.

L’organització en defensa de la llengua denuncia que la desaparició d’aquest màster no és només una mala notícia per al català, sinó també un cop directe a la capacitat de la Catalunya del Nord de formar el seu propi jovent. Es tractava d’una formació única, que donava continuïtat acadèmica i dignitat universitària a una llengua menystinguda institucionalment dins l’Estat francès.

El màster representava molt més que una oferta acadèmica: era un espai de reconeixement, formació i projecció per als joves que han apostat pel català com a eina de vida, de feina i de compromís amb el territori. La seva desaparició envia un missatge erroni i perjudicial: que estudiar català no té recorregut ni sortides professionals.

Cal fer del català una palanca de canvi per a generar oportunitats de futur 

En un context de fragilitat social i econòmica com el de la Catalunya del Nord, cada oportunitat de formació superior de proximitat és clau. La Universitat de Perpinyà és, per a molts joves, l’única possibilitat real de continuar estudiant sense haver de marxar fora. En aquest sentit, el màster contribuïa a fixar talent al territori i a generar oportunitats en àmbits com l’ensenyament, la traducció, la mediació cultural, la comunicació, la recerca o la cooperació transfronterera.

Per això, el català no pot ser concebut només com una llengua a preservar, sinó també com un actiu estratègic de futur, amb potencial per generar oportunitats culturals, professionals i econòmiques.

Davant d’aquesta situació, Plataforma per la Llengua reclama que s’impulsi com més aviat millor un nou màster d’Estudis Catalans i Transfronterers adaptat a les necessitats actuals del país. Així mateix, exigeix a la Universitat de Perpinyà i a les institucions competents que assumeixin la seva responsabilitat i garanteixin una oferta estable de formació superior en català, imprescindible per al futur de la llengua en el seu territori.