Nous y sommes ! Depuis quelques semaines le dossier concernant la Délégation de Service Public (DSP) Transports (et Mobilités), fait les choux gras de certains médias, à commencer par le très bien informé site numérique montpelliérain l’Agglorieuse lequel, le premier, a révélé ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire de l’IMmobilité » communautaire… Comprenne qui pourra, ou plutôt qui voudra sur les bancs des élus, mais les faits sont là : l’Agglorieuse nous les a talentueusement démontrés, par l’auteur de la correspondance perpignanaise, Jean-Jacques Sarciat, journaliste, qui a soulevé le lièvre en cette période autorisée de chasse électorale (ici visées les Législatives bien entendu), au grand dam du silence traditionnel des doux Agneaux catalans…

 

 

Depuis, l’affaire fait grand bruit, à tel point que la date pour traiter le sujet a été déplacée une première fois. Le président de la métropole Perpignan Méditerranée (PMM), Robert Vila (LR/ Les Républicains), par ailleurs maire de Saint-Estève et conseiller départemental, aurait prétexté pour couper court aux supputations ne pas avoir tous les éléments en main pour trancher dans la sérénité… tandis que d’autres, siégeant dans sa majorité métropolitaine – dans le genre « protégez-moi de mes amis je me charge de mes ennemis », on est plutôt bon à PMM – alimentaient les médias et les syndicats, seulement en coulisses, pour s’inquiéter du soupçon d’éventuelles irrégularités dans le Marché toujours charrié par la rumeur. C’est qu’il ne faut pas se tromper sur un tel dossier. Pas de droit à l’erreur.

Ce lundi donc – sur fond de liaisons dangereuses… comme au cinéma ? -, les élus de PMM auront à valider le nom de la société qui va se voir attribuer la nouvelle DSP de transport et de Mobilité : trois cents millions d’€uros à empocher pour le lauréat qui sera Vectalia, le challenger tenant du titre, ou Kéolis, l’outsider chouchouté ; avec à la clé un contrat de mariage valable huit ans.

Selon les bookmakers de Saint-Assiscle, il y en a, c’est Kéolis qui tiendrait la corde, mais voilà, même si cela n’entre pas en ligne de compte avec le sujet qui nous intéresse et n’a donc rien à voir avec, ni de près ni de loin : Kéolis a subi récemment deux revers, ailleurs qu’à Perpignan, dans les départements des P-O et du Gard : plus précisément à Argelès-sur-Mer et à Nîmes.

A Argelès-sur-Mer, le maire Antoine Parra a clos le dossier sur une DSP du même genre, pour annoncer à la finale que le Marché était infructueux : l’opérateur de transport public, Kéolis, qui se présente comme « un expert de la multimodalité », qui imagine et déploie des mobilités sûres et durables, au service de chaque territoire, avait été pourtant le seul à postuler, sur les rails de TrainBus. Recalé.

A Nîmes, Keolis, ancien gestionnaire des transports en commun de l’Agglo, est contraint aujourd’hui de rembourser 2,5 M€ « pour ne pas avoir rempli toutes ses missions de service public », selon le magazine Objectif Gard. « C’est une décision qui met un terme aux relations entre la société Kéolis et Nîmes métropole (…) ». Bye bye les arènes.

 

L.M.

 

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