Dans les cultures néolithiques, l’accès au sacré ne pouvait passer que par le féminin, ce qui ne pouvait qu’exalter la place et la mission de la femme dans ces sociétés.
Mais, avec la découverte du rôle biologique de l’homme dans la continuité de l’espèce, l’homme sera jugé seul digne de prendre part au destin de la cité. Les cultures gréco-romaines patriarcales se construiront dans l’inégalité entre les sexes, avec une suprématie du masculin que viendront confirmer les religions du Dieu unique.
De l’Antiquité à nos jours, la figure de la « femme fatale » parcourt tous les courants de la mythologie, de la littérature et de l’art.
C’est entre deux pôles, condamnation et exaltation, qu’oscillera toujours l’image de la femme : créature maléfique ou Mère salvatrice, pure et vertueuse…
L’archétype féminin de la Grande Déesse Mère est bien au cœur de notre inconscient collectif….
Et Aragon pourra dès lors chanter « La femme est l’avenir de l’homme ».