(Communiqué)

 

Journée internationale des droits des femmes : signature de la convention régionale pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif en Occitanie

 

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, Pierre-André Durand, préfet
de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne, Sophie Béjean, rectrice de la région
académique Occitanie, rectrice de l’académie de Montpellier et chancelière des universités, Mostafa Fourar, recteur de l’académie de Toulouse, Florent Guhl, directeur régional de
l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt, et Nadia Bakiri, conseillère à l’égalité entre les
femmes et les hommes et à la lutte contre les violences faites aux femmes, représentant Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, ont signé la convention régionale pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif.

Cette convention a pour objectif de promouvoir une approche globale de l’éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes, à tous les niveaux, dès la maternelle.

Elle s’articule autour des axes suivants :

– développer et transmettre une culture de l’égalité et du respect mutuel,
– renforcer et poursuivre la mixité des filières et des formations,
– lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Le financement des actions sera assuré par les différentes parties selon les compétences de
chacun.

Sur le plan opérationnel, cette convention sera suivie par l’élaboration de fiches-actions précisant leurs objectifs, leurs modalités de mise en œuvre et les moyens affectés, notamment pour la création d’outils et de formations.

Afin d’assurer le suivi des engagements de cette convention, les signataires effectueront un
suivi périodique de l’état d’avancement des axes.

-« L’égalité entre les femmes et les hommes est une grande cause des quinquennats du Président de la République. Il est primordial que la transmission de la valeur d’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, soit initiée dès le plus jeune âge. Cette politique publique est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s’estompent et que d’autres modèles de comportement se construisent sans discrimination sexiste ni violence». Pierre André-Durand, préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne

« L’égalité filles garçons est un enjeu fort pour l’école, tant en termes de valeurs qu’en matière de parcours scolaires et d’orientation. Dans les établissements scolaires désormais, grâce aux référents égalité, à l’action des professeurs et personnels, notamment infirmiers, une large mobilisation permet de promouvoir les valeurs d’égalité filles garçons et de respect de l’autre. En matière d’orientation, avec son plan d’actions pour l’égalité filles garçons, la région académique Occitanie est résolument engagée pour réduire les stéréotypes de genre, affirmer la liberté de choix, attirer plus de filles vers les filières technologiques, scientifiques et le numérique, et contribuer à l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette convention régionale sera un levier pour développer les synergies entre les services de l’État, avec les collectivités territoriales et l’ensemble des partenaires qui accompagnent nos actions ». Sophie Béjean, rectrice de la région académique Occitanie, rectrice de l’académie de Montpellier et chancelière des universités

« Les inégalités de traitement entre les femmes et les hommes, même si elles sont mieux
connues de tous, imprègnent toujours chaque sphère de notre société. Face à ce constat, j’ai
souhaité que la Région mène une action spécifique en direction de la jeunesse afin d’accélérer la prise de conscience et le changement des comportements. Depuis 2017, ce sont ainsi plus de
200 000 jeunes que la Région sensibilise à travers l’intervention de ses partenaires associatifs,
dans les lycées et les écoles régionales de la deuxième chance, grâce à son dispositif Génération
Egalité. La signature de cette convention cadre propose une approche commune, Etat, Rectorat et Région, pour garantir, de la maternelle au lycée, la transmission des valeurs d’égalité et de respect mutuel, la déconstruction des stéréotypes sexistes, dans toutes les sphères de l’éducation. C’est un pas de plus que nous faisons vers la construction d’une société plus juste, égalitaire et solidaire », a déclaré Carole Delga.

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Descriptif des trois axes de la convention :

Comment transmettre une culture de l’égalité ?
Le message de l’égalité doit être porté partout. Les jeunes, dès la maternelle, seront les
principaux bénéficiaires de la politique d’égalité poursuivie par les signataires de cette
convention. Ainsi, au quotidien, dans toutes les disciplines d’enseignement et dans toutes les
situations d’apprentissage, les équipes pédagogiques et éducatives veilleront au sujet des
stéréotypes liés au genre et s’attacheront à favoriser la déconstruction des idées reçues qui se
forgent dès la petite enfance.

Comment renforcer et poursuivre la mixité des filières et des formations ?
Diffuser une culture de l’égalité dans le système éducatif, c’est aussi permettre aux élèves une
plus grande liberté dans leurs choix d’orientation. Trop souvent, le choix d’orientation est
davantage fondé sur des stéréotypes de sexe que sur les compétences réelles des élèves.
L’école s’efforcera de lutter contre la segmentation des métiers et contribuera à un
rééquilibrage, notamment grâce à une politique conjointe en faveur de l’égalité qui associe les
acteurs publics ainsi que des partenaires de l’entreprise et du monde associatif.

Comment lutter contre les violences sexistes et sexuelles ?
Le combat contre les violences sexistes et sexuelles constitue un enjeu de société. Les
signataires s’engageront à faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles un élément
incontournable de la politique de climat scolaire. Les établissements scolaires seront outillées
pour qu’une réponse adaptée puisse être rapidement apportée à tout fait de violence sexiste
(prise en charge de la victime, responsabilisation et sanction de l’auteur, sensibilisation de la
classe).