Toulouse. – Le Prix Méditerranée des Lycéens 2017 démarre sa tournée régionale jeudi 2 février à Toulouse, au lycée Rive Gauche (à 14h30), en présence de Rachel Khan. La tournée se poursuivra tout au long du lois de février, dans les PO, l’Hérault et le Gard.

La tournée du prix Méditerranée des lycéens (PML) est mis en place par la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée et la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon . Elle s’organise chaque année en partenariat avec le Centre Méditerranéen de littérature, le Centre Régional des Lettres Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon Livre et Lecture Lr2L, le réseau Canopé et le Rectorat. Rachel Khan présentera son livre “Les grandes et les petites choses” (Éd. Anne-Carrière). L’entrée est ouverte au public. L’auteur Née en 1976 d’un père gambien, professeur d’anglais à l’université, et d’une mère libraire, française, d’origine juive polonaise, Rachel Khan est aujourd’hui comédienne et conseillère à la culture du président de la région Île-de-France. Athlète de haut niveau, elle a été, en 1991, championne de France du 60 mètres en salle, puis vice-championne de France du 80 mètres. En 1993, elle a intégré l’équipe de France et a gagné en 1995 le championnat de France du 4×100 mètres. Titulaire d’un DESS droits de l’homme, droit humanitaire à Assas et d’un DEA de droit international à Paris II, elle a intégré en 2009 le cabinet de Jean-Paul Huchon en tant que conseillère à la culture. Parallèlement, elle poursuit une carrière d’actrice. Son prochain film, Lampedusa (réalisé par Marco Pontecorvo), sera diffusé en mars 2016 par la Raï Uno. Les grandes et les petites choses est son premier roman.

Les grandes et les petites choses

Nina Gary a 18 ans ; alors qu’elle tente de devenir une femme, elle réalise que quelque chose cloche. Entre son père gambien qui marche comme un tam-tam, son grand-père à l’accent de Popek qui boit de la vodka, entre le trop d’amour de sa mère cachée pendant la guerre, le rejet de la fac et la violence de la rue, elle est perdue. Noire, juive, musulmane, blanche et animiste, elle en a gros sur le cœur d’être prise pour une autre, coincée dans des cases exotiques où elle ne se reconnaît pas. Alors, elle court. C’est la solution qu’elle a trouvée pour échapper aux injustices et fuir les a priori d’une société trop divisée pour sa construction intime. Elle fait le choix de la vitesse pour se prouver qu’elle a un corps bien à elle et se libérer de l’histoire de ses ancêtres, trop lourde pour ses épaules. Un mouvement permanent pour s’oublier, et tout oublier de la Shoah, de l’esclavage, de la colonisation et de la reine d’Angleterre. Courir pour se perdre, s’évader, se tromper, être trompée, se blesser, se relever peut-être. Ne plus croire en rien, seulement au chronomètre et en l’avenir des 12 secondes qui vont suivre. Sentir ses muscles, pour vivre enfin l’égalité – tous égaux devant un 100 mètres, à poil face au temps. Entre les grandes et les petites choses, c’est l’histoire de Nina Gary, une jeune fille qui court pour devenir enfin elle-même.