Saber Mansouri.

 

Le Prix Méditerranée 2014 sera attribué le jeudi 22 mai, à 13h, à Paris. Le jury a retenu quatre ouvrages dans sa sélection finale.

Saber Mansouri, Je suis né huit fois (Seuil). Premier roman de l’essayiste Saber Mansouri, qui enseigne l’histoire de la Grèce ancienne à Paris. Il s’agit d’une promenade grave et désopilante dans la Tunisie des années 1980 et 1990… Roman d’apprentissage, ce roman vaut surtout par le beau portrait, tendrement satirique, qu’il brosse de la société tunisienne et de sa modernité compliquée.

 
Gérard de Cortanze, L’An prochain à Grenade (Albin-Michel). Grand roman d’amour entre une jeune fille juive et un poète musulman, roman épique au souffle puissant, traversé par les guerres et les pogroms. Un récit politique, car la nuit noire de 1066 résonne d’échos étrangement actuels. Un conte philosophique enfin, sur la naissance du mal et la persistance de la haine.

Léonor de Récondo. – Pietra viva (Sabine Wespieser). L’histoire se situe début du Cinquecento, sur les pas de Michelangelo, le grand Michel-Ange qui vient de recevoir en commande le futur tombeau du pape Jules II. Néanmoins tout renvoie dans cette histoire à l’universel : l’amour, le souvenir, l’élévation des âmes, la dignité, l’aptitude des hommes à s’élever par leur œuvre. Ce roman est aussi un intense moment spirituel.

Tania Velmans, Le Roman de Jérusalem (Le Rocher).

 

Une invitation à la découverte de l’histoire de la ville sainte. L’auteure laisse entrevoir le mythe où se confondent passé et présent, le lieu où se sont croisés des destins d’hommes exceptionnels, le point de rencontre des religions chrétienne, juive et musulmane.